Encuentro del grupo del Arca (8 y 9 abril)/Rencontre du groupe de l’Arche (8 et 9 avril)

ESPAÑOL

Encuentro del grupo del Arca  (8 y 9 abril)

Durante el día del sábado estuvimos reflexionando en torna al tema de la violencia interior, que forma parte de la formación al postulantado. Los pequeños grupos de compartir permiten profundizar la relación.

Al final de la tarde,  tuvo lugar la celebración del compromiso con el Arca de cuatro postulantes: Georges y Mónica Voet, y Guillem y Mariana Legland. Fue una bella y simple celebración, con la presencia de algunos amigos que vinieron para ser testigos de este momento importante. Cada nuevo comprometido pronunció  primero su compromiso personal y compartió un texto de su elección. Después recitamos juntos nuestro compromiso común del Arca. Personalmente, fue un momento de gran alegría y emoción para mí, ya que Guillem es nuestro hijo mayor.

El grupo de México está formado, además de por los cuatro comprometidos citados anteriormente,  por los postulantes Elda y Pico Alanis, Jazmín y Fernando Castro, Patricia Gómez y Estefanía Sicilia. Con ellos están  también los amigos fieles Javier Sicilia y Roberto Ochoa.

La mañana del domingo la dedicamos a hablar del Arca actual y, sobretodo, de su grupo, que está en un momento de análisis de lo vivido en estos últimos años y de reflexión sobre su apertura hacia la sociedad mexicana. Fue un tiempo intenso, vivido en una gran verdad, que abrió las puertas para una nueva dinámica.

CONCLUSION:

Este viaje a México ha sido particularmente intenso, a causa sobretodo de todos los actos de celebración del aniversario del Movimiento por la Paz, con Justicia y Dignidad, que me sumergieron de golpe en la parte dolorosa y difícil de la sociedad mexicana. El encuentro con las madres de las victimas me conmovió profundamente y las sigo llevando en mi corazón.

Buscamos ahora como meter algunos de sus testimonios grabados en la pagina.

Por otra parte, fue una gran alegría para mí volver a encontrarme en este país querido, con su belleza y su vitalidad, y con su gente, en la que tengo amigos muy queridos.

Creo que el desarrollo de la noviolencia es particularmente necesario aquí y espero que el Arca pueda participar en ello.

Mientras tanto, guardemos a México y a su gente en nuestro corazón.

FRANCAIS

Rencontre du groupe de l’Arche (8 et 9 avril)

Pendant la journée du samedi, nous avons réfléchi ensemble sur le thème de la violence intérieure, qui fait partie de la formation au postulat. Les petits groupes de partage permettent une approfondissement de la relation.

A la fin de l’après-midi a eu lieu la célébration de l’engagement de l’Arche par quatre postulants: Georges et Monica Voet, et Guillem et Mariana Legland. Nous avons vécu une belle et simple célébration, avec la présence de quelques amis qui sont venus en tant que témoins de ce moment important. Chaque nouveau engagés a prononcé d’abord son engagement personnel pour l’année, ainsi qu’un texte de son choix. Après nous avons récité ensemble notre engagement commun de l’Arche. A niveau personnel, cela a été un moment de grande joie pour moi, puisque Guillem est notre fils ainé.

Le groupe du Mexique est formé, en plus des quatre engagés cités antérieurement, par les postulants Elda et Pico Alanis, Jazmín et Fernando Castro, Patricia Gómez et Estefanía Sicilia.  Avec eux il y a aussi les amis fidèles Javier Sicilia et Roberto Ochoa.

Le matin du dimanche a été consacré à parler de l’Arche aujourd’hui et, surtout, de leur groupe, qui est en train de faire une analyse de ce qu’ils ont vécu ces dernières années, ainsi qu’une rélféxion sur leur aperture à la société mexicaine. Nous avons vécu un temps intense, dans une grande vérité, qui a ouvert les portes vers une nouvelle dynamique.

CONCLUSION:

Ce voyage au Mexique a été particulièrement intense, à cause surtout des actes de l’anniversaire du Mouvement pour la Paix, avec Justice et Dignité, qui m’ont plongé d’un coup dans le côté douloureux et très difficile de la société mexicaine. La rencontre avec les mères des victimes m’a complètement bouleversée et elles sont toujours dans mon cœur. Nous cherchons maintenant à mettre quelques enregistrements de leurs témoignages sur le site.

D’autre part, cela a été une grande joie pour moi pouvoir rencontrer à nouveau ce pays que j’aime autant, sa beauté et sa vitalité et surtout ses habitants, parmi lesquels j’ai des amis très chers.

Je crois que le développement de la non-violence est particulièrement nécessaire ici et j’espère que l’Arche pourra y contribuer.

Entretemps, gardons le Mexique et son peuple dans notre cœur.

Conferencia y taller (4, 5 y 6 abril)/ Conférence et atelier (4, 5 et 6 avril)

ESPAÑOL:

Conferencia y taller (4, 5 y 6 abril)

Justo antes de ir a las fosas, di una conferencia en la Universidad de la Salle sobre el tema del Poder de Actuar Juntos, y una pequeña presentación del Arca. Esta conferencia se hizo fuera de programa, ya que fue organizada muy tarde, en un tiempo de pausa para los estudiantes. Tuve la sorpresa de ver llegar unos 60, con una decena de profesores. Mostraron mucho interés y se quedaron todos intercambiando y reflexionando juntos hasta que yo decidí terminar, ya que tenía que irme a Jujutla.

El 5 y 6 di un taller sobre la Violencia personal, al que asistieron  28 personas, trabajadores de la universidad, estudiantes y muchos psicólogos. Este tema interesó  mucho y el balance fue extremadamente positivo.

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FRANCAIS:

Conférence et atelier (4, 5 et 6 avril)

Just avant d’aller aux fosses, j’ai donné une conférence à l’Université de la Salle, sur le thème “Le pouvoir d’agir ensemble”, ainsi qu’une petite présentation de l’Arche. Cette conférence était hors programme universitaire puisque elle a été organisée très tard, pendant un temps de pause pour les étudiants. Malgré cela, j’ai eu la surprise d’en voir arriver une soixantaine, avec une dizaine de professeurs. ils ont montré un grand intérêt et on a échangé et réfléchi ensemble,  jusqu’au moment de mon départ pour Jujutla.

Le 5 et le 6 avril, j’ai donné un atelier sur la Violence personnelle, auquel ont participé 28 personnes, travailleurs de l’université, étudiants et beaucoup de psychologues. Le thème les a beaucoup intéressé et le bilan final a été extrêmement positif.

Visite au charnier de Jujutla/Visita a las fosas de Jujutla 4 abril

FRANÇAIS

Depuis un an, la UAEM (Université Autonome de l’Etat de Morelos) participe au soutien des familles des disparus, dans leur recherche des corps. Malgré le fait que cette recherche est soutenue par la Loi des Victimes, le gouvernement mexicain met continuellement des empêchements. On découvre des charniers dans tout le pays. La UAEM a participé très concrètement en deux: l’année dernière à Tetelcingo, où on a découvert 117 corps et maintenant à Jujutla, où on en a découvert pour l’instant 56.

J’ai visité ce charnier, un union avec les familles, pour donner témoignage de ce qui se passe ici.

Dans un coin d’un cimetière de la ville, sous une tente, avec un soleil de plomb et une odeur de pourriture, les familles ne peuvent que regarder de loin le travail des équipes médico-légales. Elles ont demandé de pouvoir amener leur propres experts, comme la loi des Victimes leur donne droit, mais on leur a empêché l’entrée. Elles regardent comme la pelleteuse prend la terre sans aucun soin, elle déchire les corps, les défait en morceaux. Les familles demandent avec force qu’on les traite avec dignité, ce sont les corps de leurs êtres aimés, qu’ils cherchent depuis des années, mais la machine continue son travail. Comment, dans ces conditions, trouver un corps entier? Ils ont un grande peine ainsi qu’une grande colère voyant que, jusqu’à la fin, leurs êtres aimés ont été traités sans respect, comme des ordures, dans un pays où le respect des défunts est un des fondements de la culture traditionnelle.

Les photos des disparus sont partout. La grand majorité ce sont des jeunes, filles et garçons souriants, gais, pleins de vie.

J’ai pu rencontrer des mères qui font partie des différentes associations de familles de victimes. Les liens de solidarité entre elles sont très forts. Je suis restée très touchée par leur courage, leur intégrité, leur constance. Elles affrontent tout, ne cèdent pas. J’ai pu les enregistrer et nous mettrons leur témoignage sur le site en rentrant. Elles veulent que le monde sache ce qui se passe au Mexique. Je leur ai proposé de demander à l’UAEM d’organiser une campagne internationale de signatures, que l’Arche pourrait soutenir.

Ces charniers symbolisent pour moi la déshumanisation grandissante de notre société. Mexique en est l’exemple extrême mais ce qui se passe ici nous montre où nous allons, si nous ne changeons pas de direction.

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ESPAÑOL

Desde hace un año, la UAEM (Universidad Autonoma del Estado de Morelos) participa al apoyo de las familias de desaparecidos en la búsqueda de los cuerpos. A pesar de que esta búsqueda esta sostenida por la ley de Victimas, el gobierno mexicano pone continuos impedimentos. Se descubren fosas en todo el país. La UAEM ha participado muy concretamente en dos: el año pasado en Tetelcingo, donde se descubrieron 117 cuerpos. Y ahora en Jujutla, donde por ahora se han descubierto 56.

He visitado esta fosa, en unión con las familias de las víctimas, para dar testimonio de lo que pasa aquí.

En un rincón del cementerio municipal, bajo una carpa, con un sol de plomo y con olor de podredumbre, las familias solo pueden mirar de lejos como trabajan los equipos forenses del estado. Han pedido llevar sus propios peritos, como la ley les da derecho, pero se les ha negado. Ven como una excavadora entra en la tierra sin ningún cuidado, destrozando los cuerpos. Piden que se les trate con dignidad, son los cuerpos de sus seres queridos que buscan desde hace años, pero la maquina continua. ¿Cómo, en estas condiciones, encontrar un cuerpo concreto? Sienten la pena y la cólera de ver que, hasta el final, los han tratado sin respeto, como basura, en un país donde el respeto de los difuntos es una parte muy importante de la cultura tradicional.

Las fotos de los desaparecidos están en todas partes. La inmensa mayoría son jóvenes, chicos y chicas sonrientes, alegres, llenos de vida.

He podido entrevistar a madres que forman parte de diferentes asociaciones de familias de víctimas. Los lazos de solidaridad entre ellas son muy fuertes. He quedado profundamente impresionada por su entereza, su valentía, su constancia. Se enfrentan a todo, no ceden.

Me han permitido grabarlas mientras hablamos y pondré sus testimonios en nuestra página internacional en cuanto regrese.

Quieren que el mundo sepa lo que está pasando aquí. Yo les he invitado a que organicen una campaña de correos electrónicos a nivel internacional, con la ayuda de la UAEM y del Arca, a la que todos estarán invitados a participar.

Estas fosas simbolizan para mí la deshumanización creciente de nuestra sociedad. México es un ejemplo extremo, pero lo que pasa aquí nos muestra hacia dónde vamos si no cambiamos de rumbo.

Firma del Convenio entre la Comunidad del Arca y la UAEM (Universidad Autónoma del Estado de Morelos) Mexico

ESPAÑOL

El 3 de abril firmamos el Convenio entre la UAEM y la Comunidad del Arca. Fue un evento oficial, que el Rector, Alejandro Vera Jimenez, decidió celebrar en Chulavista, como símbolo visible de un futuro proyecto de noviolencia. Este Convenio, no vinculante a nivel legal , prevé un apoyo mutuo en la creación de formaciones a la noviolencia y la transmisión de la experiencia comunitaria.

La situación política es muy tensa entre el Rector y su equipo universitario y el Gobernador de Morelos. Esta tensión se expresó muy fuerte este mismo día: el coche oficial del Rector fue parado por la policía federal, su chofer y sus guardias detenidos, el coche retenido y el Rector dejado en medio de la calle, despues de haber sido amenazado, lo que provocó que llegara con mucho retraso al evento. Fue un arresto completamente arbitrario, tuvieron que buscar ayuda oficial para los detenidos, que no habían hecho nada, un acto ilegal que quedará impune, como tanto otros, cuyo único objetivo es el acoso.

A pesar de ello, el Convenio se firmó de manera amical y relajada, con discursos del Rector y de Javier Sicilia. Se presentó el Arca a través un video y fotos que iban discurriendo mientras yo hablaba de la importancia de crear lugares de formación y de reflexión sobre la noviolencia, lugares donde compartir experiencias y sostenerse mutuamente.

Chulavista yiene una historia importante, ya que fue aquí donde Ivan Illich creó el CIDOC (Centro Intercultural de Documentación), que tenía la vocación de universidad de aprendizaje libre. Simbólicamente esto tiene mucho sentido para mí.

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FRANÇAIS

Signature de l’Accord entre la Communauté de l’Arche et la UAEM (Université Autonome de l’Etat de Morelos) Mexique

Le 3 avril, nous avons signé l’Accord entre la UAEM et la Communauté de l’Arche, avec un évènement officiel que le Recteur, Alejandro Vera Jimenez, décida célébrer à Chulavista, comme symbole visible d’un futur projet de noviolence. Cet Accord, non contraignant à niveau légal, prévoit un soutien mutuel pour la création de formations à la noviolence et la transmission de l’expérience communautaire/

La situation politique est très tendue entre le Recteur et son équipe universitaire et le Gouverneur de Morelos. Cette tension s’est exprimé très fort ce même jour: la voiture officielle du Recteur a été arrêtée par la police fédéral, son chauffeur et ses gardes détenus, la voiture confisquée et le Recteur laissé sel au milieu de la rue, après avoir été menacé, ce qui provoqua son arrivée avec beaucoup de retard à l’évènement. C’était une arrestation complètement arbitraire, ils ont du chercher tout de suite une aide officielle pour les détenus, qui n’avaient rien fait, un acte illégal qui restera impuni comme tant d’autres, dont le seul but est l’harcèlement.

Malgré tout ça, l’Accord fut signé de façon amicale et détendue, avec des discours du Recteur et de Javier Sicilia. Nous avons présenté l’Arche à travers un vidéo et des photos qui se déroulaient pendant que je parlais de l’importance de créer des lieux de formation et de réflexion sobre la non-violence, lieux où partager expériences et se soutenir mutuellement.

Chulavista a une histoire importante puisque c’est ici où Ivan Illich créa le CIDOC (Centre Culturel de Documentation), qui avait pour vocation d’être une université d’apprentissage libre. Symboliquement, cela a beaucoup de sens pour moi.

Visite de CHULAVISTA, futur centre de formation à la non-violence/ Visita de CHULAVISTA, futuro centro de formación a la noviolencia

Français

Le 29 mars, j’ai été invitée par Javier Sicilias et l’équipe CEDIC ‘Centre d’Extension et Diffusion des Cultures), pour aller visiter Chulavista , un bâtiment acheté par l’Université (UAEM) avec le but d’en faire le Centre de formation à la non-violence, avec ce qu’ils appellent le Programme de Convivialité et non-violence, avec une équipe semi-communautaire qui pourrait vivre sur place. C’est pour soutenir ce projet qu’ils demandent l’aide de l’Arche.

C’est un ancien hotel en très mauvais état, mais avec beaucoup de possibilités. Il doit avoir près de 4.000m2 construits et un peu plus d’un Ha de terrain.

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Pendant la visite, Javier Sicilia et les personnes de l’équipe, ont parlé de leurs rêves vers cet endroit : un lieu dédié à la non-violence, un lieu d’accueil et d’écoute pour les familles des victimes, un lieu de paix et de ressourcement, avec une dimension spirituelle, avec des jardins, salles de yoga et de méditation, d’ateliers de formation, un lieu de rencontre… Je me suis mise à rêver avec eux et cela a été très beau. Je connais l’importance d’avoir un lieu physique et si le Mexique pourrait avoir un lieu comme ça, où pouvoir aller pour grandir intérieurement, pour se renfoncer contre la peur, pour apprendre à vivre de façon plus non-violente, ce sera un grand succès pour le changement. L’aide qu’ils demandent s’est à niveau de la transmission d’expérience et nous verrons plus tard comment la concrétiser.

Español

El 29 de marzo, fui invitada por Javier Sicilia y el equipo CEDIC (Centro de Extensión y Difusión de las Culturas) para visitar Chulavista, un edificio comprado por la Universidad (UAEM) con el objetivo de hacer allí el Centro de formación y de experimentación de la noviolencia, en lo que se ha llamado Programa de Convivencialidad y noviolencia, con un equipo semi-comunitario que podría vivir en el lugar. Es precisamente para este proyecto que piden el sostén y la ayuda del Arca.

Es un antiguo hotel en muy mal estado, pero con muchas posibilidades. Debe tener unos 4000m2 construidos y como una Ha de terreno. Durante esta visita, Javier Sicilia y las personas del equipo presentes, hablaron de sus sueños hacia este lugar: un lugar dedicado a la noviolencia, un lugar de acogida y de escucha para las familias de las víctimas, un lugar de paz y de reposo, con una dimensión espiritual, con huertos y salas de yoga y de meditación, con talleres de formación, un lugar donde encontrarse con otros… Me puse a soñar con ellos y fue muy hermoso. Conozco la importancia de tener un lugar físico, y si México pudiera contar con un lugar así, un lugar donde poder ir para crecer interiormente, fortalecerse contra el miedo, aprender a vivir de manera más noviolenta, sería un gran logro para el cambio. El sostén que piden es a nivel de la transmisión de experiencia y con el tiempo veremos más concretamente como ello puede realizarse.

En union avec le Mexique/En unión con México

Español :

En unión con México, en el 6to aniversario del Movimiento por la Paz, con Justicia y Dignidad.

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El 28 de marzo de 2011, el hijo de Javier Sicilia, Juan Francisco (24 años), fue asesinado con 6 otras personas. Encontraron los cuerpos torturados y asfixiados con bolsas de plástico en el cofre de un coche. Este horrible acontecimiento dio lugar al nacimiento del Movimiento por la Paz, con Justicia y Dignidad, movimiento noviolento que reclama el esclarecimiento de las decenas de miles de muertos y desaparecidos, poner fin a la estrategia de guerra del gobierno y combatir la corrupción y la impunidad.

Yo estaba en México en aquel momento (durante nuestro tiempo sabático de 6 meses) y pude participar desde el principio en este movimiento. La comunidad de Saint Antoine acogió durante tres años a Fanny y a Diego, la hija y el nieto de Javier, que estaban en peligro en México.

Este 28 de marzo de 2017 nos hemos encontrado en la plaza central de Cuernavaca, el Zócalo, para conmemorar esta fecha. Delante de todas las placas que reucerdan los nombres de los muertos y desaparecidos de este estado de Morelos, ha tenido lugar una celebración muy simple. Madres que buscan aun a sus hijos et hijas han tomado la palabra y yo he tenido lágrimas en los ojos y la garganta apretado antes su digno coraje. Las madres y los padres buscan a sus hijos/as desde hace años, nunca han bajado los brazos, se han enfrentado a la policía y al ejército que buscan pararlos, algunos de ellos han sido asesinados.

Entre cada toma de palabra se han leído poemas por sus mismos autores. Hemos escuchado todos con recogimiento ya que sólo la poesía podía expresar con palabras justas lo que este pueblo está viviendo. Os invito a leer el poema que más me ha impresionado: « Los muertos », de Maria Rivera, http://www.sinpermiso.info/textos/los-muertos

Este viaje me sumerge de nuevo en la contradicción de este país, tanto horror y tanta belleza.

Las personas que están luchando en México son conscientes de que no es sólo una lucha nacional. La deshumanización que vive el país no es más que un ejemplo extremo de la deshumanización de nuestra época. Su lucha es pues nuestra lucha.

Necesitan nuestro sostén, nuestro amor y nuestras plegarias.

Français :

En union avec le Mexique, à l’occasion du 6ème anniversaire du Mouvement pour la Paix avec Justice et Dignité.

Le 28 mars 2011 le fils de Javier Sicilia, Juan Francisco (24 ans), a été assassiné, avec 6 autres personnes. Ils ont trouvé les corps, torturés et asphyxiés avec des sacs en plastique, dans un coffre de voiture. Cet horrible événement a donnée naissance au Movimiento por la Paz, con Justicia y Dignidad, mouvement non-violent qui réclamait l’éclaircissement des dizaines de milliers de morts et de disparus, mettre fin à l’stratégie de guerre du gouvernement et combattre la corruption et l’impunité.

J’étais au Mexique à ce moment-là (pendant notre temps sabbatique de 6 mois) et j’ai pu participer depuis le début à ce Mouvement. La communauté de Saint Antoine a pu accueillir pendant 3 ans la fille et le petit fils de Javier, qui était en danger au Mexique.

Ce 28 mars 2017, nous nous sommes retrouvés à la place centrale de Cuernavaca, el Zocalo, pour commémorer cette date. Devant toutes les plaques qui rappellent les noms des morts et disparus de cet état, une célébration toute simple a eu lieu. Des mères qui cherchent encore leurs fils et leurs filles ont pris la parole et j’ai eu les larmes aux yeux et la gorge serrée devant leur digne courage. Les mères et les pères cherchent depuis des années, ils et elles n’ont jamais baissé les bras, se sont affrontés avec la police et l’armée qui cherchent à les dissuader, certains ont été tués.

Chaque prise de parole a été entrecoupée de poèmes lus par leurs auteurs. Nous avons écouté tous dans le recueillement parce que seulement la poésie pouvait exprimer avec des mots justes ce que ce peuple vit ; Pour ceux qui comprennent un peu l’espagnol, je vous invite à lire le poème qui m’a le plus touché : « Los muertos », de Maria Rivera,

http://www.sinpermiso.info/textos/los-muertos

Ce voyage me plonge à nouveau dans le paradoxe de ce pays, tant d’horreur et tant de beauté.

Les personnes qui luttent au Mexique sont conscientes que ce n’est pas seulement une lutte nationale. La déshumanisation qui vit ce pays n’est qu’un exemple extrême de la déshumanisation de notre époque. Leur lutte est donc notre lutte.

Ils ont besoin de notre soutient, de notre amour et de nos prières.

Premier compte-rendu du voyage de Margalida au Mexique

Español

Margalida fue invitada por la Universidad Autónoma de Morelos (UAEM), México, para participar en un ciclo de conferencias organizado para celebrar el 80 aniversario del encuentro entre Lanza del Vasto y Gandhi. Durante este viaje se firmará un convenio entre la UAEM y el Arca para sostener y llevar juntos  proyectos de formación a la no-violencia el México.

La conferencia dada el 25 de marzo fue sobre la vida comunitaria, como experimentación práctica de la no-violencia. Este mismo día, se presentó el libro de Frédéric Rognon, “Lanza del Vasto o la experiencia comunitaria”, que fue traducido al español con ocasión de este aniversario, y para el cual Margalida escribió el prólogo.

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Français

Margalida a été invitée par l’Universidad Autonoma de Morelos (UAEM) Mexique, pour participer à un cycle de conférences, organisé pour célébrer le 80 anniversaire de la rencontre de Lanza del Vasto avec Gandhi. Pendant ce voyage, se signera un accord entre l’UAEM et l’Arche pour soutenir et mener ensemble des projets de formation à la non-violence au Mexique.

Le thème de la conférence donnée par Margalida le 25 mars a été sur la vie communautaire, comme expérimentation pratique de la non-violence. Ce même jour a été présenté le livre de Frédéric Rognon “Lanza del Vasto ou l’expérience communautaire”, qui a été traduit à l’espagnol à l’occasion de cet anniversaire, et dont Margalida a écrit l’avant propos.

 

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