Chapitre Général 2019

Dossier Préparatoire du Chapitre Général International de l’Arche.

Vous trouverez ci-dessous le dossier préparatoire du Chapitre Général 2019 à télécharger ou consulter.

Différentes langues sont à votre disposition : 

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Vous y trouverez tout ce qu’il y a à savoir pour le bon déroulement de ce beau moment d’unité et de rencontre.                                                                                                                                                                                          Bonne lecture !

Fr – DOSSIER PREPARATIOIRE Chapitre Général 2019

D – VORBEREITUNGSDATEI General Chapter International der Arche 2019

Es – PREPARATIVO ARCHIVO Capítulo General Internacional del Arca 2019

It – DOSSIER DI PREPARAZIONE al Capitolo Generale dell’Arca 2019


image chapitre 2019


D- einladung zum generalkapitel 2019

D- feuille d’inscription chapitre 2019


It- invito al capitolo generale internazionale 2019

It- feuille d’inscription chapitre 2019


Es – invitación al capitulo general de 2019

Es- feuille d’inscription chapitre 2019


Fr- invitation-chapitre-general-2019

Fr- feuille d’inscription chapitre 2019


Réflexions en préparation du Chapitre Général International 2019


   Contribution de Gabriele Gabrieli, de Mantoue (Italie)

Juin 2019

Je m’appelle Gabriele Gabrieli. Je suis né en 1948, en même temps que la première communauté de l’Arche. J’habite à Mantoue, en Italie. Je suis objecteur de conscience, docteur en philosophie (avec une thèse sur Aldo Capitini) et ancien allié de l’Arche. J’ai été scout au sein de l’AGESCI, longtemps responsable du Centre d’éducation interculturelle de la Province de Mantoue, et engagé dans le cheminement de l’Église au côté des gens du voyages, Roms et Sintis. Je suis partie prenante du dialogue interreligieux, spécialement entre chrétiens et musulmans, et suis membre du groupe « In silenzio per la pace » (« En silence pour la paix ») de la ville de Mantoue.

Deux  images  illustrent  mon  chemin  de  découverte  de  la  non-­‐violence  en  lien  avec  l’Arche.  La première me voit en compagnie de Shantidas, Giannozzo Pucci et La Caille quelque part dans la basse-­‐plaine  du  Po.  Derrière  nous  on  aperçoit  les  arcades  en  briques  d’une  « barchessa »,  un bâtiment de ferme typique de la région, et le groupe d’amis avec lequel je m’apprête à vivre une brève expérience communautaire inspirée de l’Arche. L’autre image est du mois de juin dernier : on m’y voit aux abords de la « tente du silence » que l’on a dressé dans un parc public de la ville, dans le but de dénoncer les conditions de vie des sdf et inviter à rencontrer les habitants de l’autre-­‐ville. Entre la « barchessa » et la tente s’écoulent les années d’un cheminement déterminé, provisoire, parfois contradictoire, au fil desquelles l’Arche s’est assumée la responsabilité – parfois sans le savoir – de me garantir soutien intérieur, provocation, témoignage de vie, disponibilité à l’écoute et au dialogue.

J’essaie ici de mettre en évidence certains aspects de ce cheminement, souhaitant que cela puisse aider à la réflexion en cours sur l’Arche elle-même. L’approche existentielle répond à la demande expresse d’Annibale, lequel nous invite, dans son courriel, à lier les affirmations avancées à la pratique.

Au cœur de ce parcours je tiens à souligner l’engagement à me situer dans la contraposition entre la « ville-forteresse », celle de l’exclusion, de la domination, expression d’un monde enfermé, et la « ville-tente » ou « autre-ville », provisoire, le plus souvent inconnue, solidaire, et qui fait brèche. Comment agir en faveur de cette dernière, ouverte à la rencontre, désireuse d’accueillir toutes les diversités et de soutenir les réseaux de relations ? Comment la découvrir ? Comment en recueillir les fragments les plus minuscules ? Comment apprécier la fière et indomptable appartenance à celle-ci de tous ceux qui la vivent comme un choix conscient ? Une façon concrète de répondre à ces questions est de la parcourir d’un pas léger, pour essayer d’en discerner les frontières invisibles, de poser notre regard sur le visage d’autrui, en le reconnaissant comme            « personne », de se sentir invités à respecter cette réalité qui n’est pas faite que de malaise social et d’exclusion, mais aussi de solidarité et de confiance. Je suis convaincu que de tout petits gestes, y compris réciproques, peuvent constituer un premier pas dans l’établissement d’une citoyenneté partagée. Ces mêmes petits gestes permettent de reconnaître dans la relation, dans la rencontre, dans le respect de la dignité d’autrui le sens authentique d’une convivialité civique orientée à la réalisation d’une « cité pour tous ». Il nous faut aussi être disponibles au partage de parcours éventuels, de stratégies de résistance et de vie, qui privilégient la relation à partir du petit groupe.

Dans ce contexte il est possible de redécouvrir et de pratiquer des modes de vie propres à l’Arche : le cheminement, l’ouverture à la contemplation active, au silence, à l’écoute, au projet partagé, à la convivialité des différences, dans une continuelle redéfinition et capacité à « prendre le large ».

Privilégier la « ville-tente » invite à partir depuis les marges, depuis les périphéries perçues comme lieu de possibilité radicale, comme choix. Ce n’est pas une fuite, mais le choix d’être caché, apparemment en échec ; c’est un chemin de plénitude, de convivialité, selon les modalités que chacun acceptera de vivre. C’est dans ce contexte que la proposition du « silence pour la paix » trouve son origine et sa force. Régulièrement notre « caravane » arrive sur une des places de la ville pour y installer le « cercle et/ou la tente du silence ». On installe les nattes, dresse la tente, accroche les tentures et allume le brasero : autant de signes apparemment extérieurs d’une action non-violente qui s’est déployée dans le temps, expression d’un silence partagé, solidaire, non complice, « cri muet » capable de réveiller nos consciences et celles des autres envers la dignité niée, la violence, l’abandon dont sont victimes les « petits » en tant d’endroits du monde. C’est une invitation à être attentifs à l’appel de la « petite voix silencieuse » (Gandhi) qui put aider à faire naître en chacun de nous un engagement concret pour la paix et la justice. Ivan Illich nous invite à considérer le silence comme l’un des biens communs (common) qu’il faut protéger. Il faut donner voix à la pluralité des visions et de projets qui émerge de la rencontre avec les habitants de l’autre- ville. Certains suggèrent d’élaborer ensemble un vocabulaire comportant des paroles de sens commun et partagé. Á notre niveau nous avons eu l’idée de constituer une bibliothèque de rue dont le premier volume est un texte assez particulier, écrit par les protagonistes dans les différentes langues du monde (ou seulement dessiné) : Le livre des chemins qui permet de percevoir les différentes facettes, les fragments que, lentement, nous avons pu recueillir ou recomposer, et qui constituent la trame de cette « ville plurielle » incertaine et variée qui prend vie en nous peu à peu. C’est une présence qui est valeur, ressource, défi. Le livre des chemins est en voyage – non pas sur la Toile – pour être partagé par des groupes, des communautés ou de simples personnes. Un autre livre est en préparation, consacré au « dialogue de la vie quotidienne » en contexte inter-religieux.

J’associe étroitement à cette réalité en devenir la valorisation de la dimension éducative, tout particulièrement envers les jeunes, me souvenant que « les relations non-violentes sont essentiellement des relations éducatives » (Ernesto Balducci).

Tout comme pour le Nai Talim gandhien, il est essentiel d’offrir des opportunité éducatives afin que les jeunes puissent découvrir leur propre projet de vie et se mettent au service de l’homme dans la joie, dans la défense de la justice, de la nature et de la légalité. Comment les accompagner ? E favorisant la création de lieux de rencontre et la présence de personnes capables de marcher à leurs côtés et surtout de les écouter.  Je voudrais évoquer ici une zone de verdure que nous avons  arrachée au ciment, dans un quartier périphérique de la ville de Mantoue. Avec un groupe d’éducateurs scouts sensibles à la non-violence inspirée par l’Arche, nous avons créé un lieu facilement accessible, en bord de route, ouvert à la nouveauté de chaque rencontre. Nous l’avons appelé la « maison de bois ». Nous voulions nous laisser interroger et transformer par ce fragment d’humanité qui y serait passé. Et c’est ce qui s’est passé : des scouts, des jeunes en recherche, des gamins délurés de la communauté tsigane (sinti), des personnes provenant d’horizons religieux ou philosophiques différents. Cela a été une aventure magnifique, au croisement des différents langages, cultures et projets. Chaque soir à 19 h. le son d’une petite cloche invitait au rappel et à la prière interreligieuse pour la paix, découverte à l’Arche. Nous nous sommes engagés à devenir les « amis du monde entier » et nous avons essayé de l’être pendant plus de vingt ans. La prière et les relations perdurent encore.

Je voudrais avancer une autre proposition : Lier les actes de notre propre vie au cheminement concret d’un petit peuple, d’une minorité avec laquelle partager le quotidien, dans la limite de nos possibilités. Expérimenter l’aventure de la fidélité, d’un temps privilégié qui nous invite à lire les évènements du monde à la lumière de ce lien. Avec Bonhoeffer, ce serait « regarder les grands évènements de l’histoire universelle à partir d’en-bas, selon l’optique des exclus, des suspects, des maltraités, des moqués, en un mot, des souffrants ». J’ai eu la possibilité de rencontrer une petite communauté de familles tsiganes (sinti) et, au fil du temps, me sentir partie vivante de la commune humanité. Cette expérience m’a saisi toujours davantage, transformé, créant proximité, partage, parfois souffrance. Il y a eu un très bel échange aller-retour entre la petite roulotte – appelée aussi  la kampina de Jésus – arrivée au centre de l’aire (mal nommée « camp d’arrêt »), occasion et lieu de rencontre quotidienne, et la « maison de bois », qui nous a conduit à assumer des liens et ds engagements toujours plus vastes, en particulier au sein de l’église siltuée au milieu des caravanes des Sinti et des Rom.

C’est dans ce contexte que je n’ai pas renouvelé l’alliance, parce que cela me semblait manquer de respect envers ceux qui, en Italie, exploraient de nouveaux sentiers qui demandaient autant de fidélité et d’engagement. Je n’aurais pu mener de front ces deux engagements et, à l’écoute de la petite voix silencieuse, j’ai pris cette décision, tout en m’efforçant de continuer dans la direction indiquée par l’Arche – « du travail sur soi à l’engagement dans le monde » – été j’ai mûri au fil des rencontres à La Borie, à La Fleyssière, à Massafra, à Lugnaco, à Monteveglio, aux Tre Finestre et en d’autre lieux encore.

La dimension interreligieuse associée à la convivialité des différences, au métissage, représente un autre élément important à promouvoir au sein de la « ville-tente », reconnaissant à chaque personne et à chaque communauté un droit inviolable d’expression et de culte. En cela l’Arche a été en avance sur les temps.

Je conclus avec une question que je considère très actuelle : « Comment le ‘dialogue de la vie’ (de la chair et non du papier) vécu dans notre quotidien, dans les champs, sur les routes, peut-il nous transformer en instruments de réconciliation, en centres et lieux de rencontre de visages, de  cultures, de fois religieuses, dans la construction d’une ‘humanité plurielle’ ? ». Je suis certain que l’Arche saura comment répondre.

Avec mes vœux de Paix, Force et Joie.


  QUELQUES REMARQUES DE ANNIBALE C. RAINERI  A PROPOS DE:

“EXTRAIT DU LIVRE DE CLAUDE-HENRI ROCQUET ET ANNE FOUGÈRE”            

  1. Ce texte contient des idées importantes qui me posent des questions.
  2. Je crois qu’il faut avoir aujourd’hui une pensée radicale
  3. De nos jours la non-violence est devenue une théorie académique et une profession technique de travail institutionnel. Elle a perdu sa radicalité
  4. La première pensée radicale nécessaire aujourd’hui c’est celle concernant la violence. Il est difficile de penser la violence. Nous fuyons devant cette pensée.  La violence nous aide ou nous fait détourner l’attention ?

Roquet et Fougère écrivent:

“Peut-être, la pensée de la violence devrait-elle commencer par cette question : qu’est-ce qui en nous, en moi, fait obstacle à la pensée de la violence?  Quelle serait cette violence qui nous fait détourner le regard de violence et taire en nous la pensée de ce mal.  Paradoxe:  penser la non-violence, s’attarder à en faire la théorie, à la prêcher est un des obstacles à la pensée de la violence.  Paradoxe plus cruel: peut-être le désir d’user des moyens connus de la non-violence laisse-t-il à la violence le champ libre”.

 Si la nonviolence académique et institutionnelle fuit la pensée radicale autour de la violence – justement parce qu’elle oeuvre à l’intérieur des “institutions démocratiques” il est possible et utile de ne pas mettre notre “travail intellectuEl” autour de la question “Qu’est ce la non- violence?”  Sans réfléchir (et donc chercher et penser) sur la non-violence, l’idée de violence ne reste-t- elle pas pure régativité?

  1. La deuxième pensée fondamentale est celle de l’amour. L’amour précède la lutte contre la violence.

Claude Henri Roquet et Anne Fougère écrivent:

“Le mot non-violence porte l’ombre de ce qu’il nie et non sa propre lumière, l’affirmation de ce qu’il invente et affirme”

Sans la pensée de la vie et de l’amour, la nonviolence resterait victime de la négativité qu’elle nie.    Mais pouvons nous considerer tout cela uniquement “du vécu”, “simplement la vie”, sans réflechir ?

  1. Nous devons construire une philosophie complète, un édifice philosophique transparent, notre force c’est l’expérience de communauté. Mais il n’y a pas d’expérience (allem. Erfahrung) si on ne pense pas. L’expérience ce n’est pas seulement vivre (allem. Erlebnis).  L’expérience c’est la vie devenue humaine, communiquée, même si on est conscient que quelque chose au de là de nos paroles reste irréductible.  D’autre part des textes, comme par exemple celui rédigé par le Conseil International à propos des maisons communautaires, aurait-il pu voir la lumière sans la presence d’une théorie? La théorie est souvent implicite, cachée, mais quand on utilise la langue, la présence d’une théorisation est évidente et découle de la réflexion.
  2. Peut-être “l’affirmation des droits de l’Homme, l’action humanitaire, la démocratie” peuvent eux aussi être “obstacle à la pensée de la violence”, peuvent être ce qui nous fait détourner le regard de violence et taire en nous la pensée de ce mal”.

Nous devons nous demander de quelle manière l’action humanitaire, garantie par les états (monopole de la violence légitime), et spécialement le pouvoir des démocraties, font partie d’un système de violence, une forme cachée de violence, qui donc est un obstacle pour la pensée qui tache d’aller au fond des choses.  Voilà la difficile tâche que nous avons:  chaque fois que nous agissons à l’intérieur d’institutions humanitaires nous devons regarder le revers de la médaille “qu’est ce que nous apportons implicitement ?”, “quel est le modèle de civilisation, la forme de vie que nos bonnes actions transmettent, nos bonnes institutions ?”  

  1. Le style de l’Arche, la réflexion sur ses expériences communautaires peuvent nous faire dire NON à la violence et OUI à la vie. Mais les deux sont nécessaires: “NON” et “OUI”.  Il n’y a pas de non-violence (négation) sans amour de la vie, il n’y a pas d’amour de la vie (affirmation) sans non-violence.
  2. Notre effort c’est d’essayer de répondre à la question: “Que signifie humain ? Qu’est ce la vie humaine ? Qu’est-ce que c’est l’Humanité?”

Annibale

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Note di Annibale C. Raineri su

«Extraits du livre de Claude-Henri Rocquet et Anne Fougère»

  1. Il testo «Extraits du livre de Claude-Henri Rocquet et Anne Fougère» contiene pensieri importanti e pensieri che mi pongono delle domande.
  2. Credo che oggi è necessario avere un pensiero radicale.
  3. Oggi la non-violenza si è trasformata in una teoria accademica e in una professione tecnica di lavoro istituzionale. Essa ha perso la sua radicalità.

      4 Il primo pensiero radicale necessario oggi è il pensiero della violenza.

Pensare la violenza è difficile. Spesso fuggiamo di fronte a questo pensiero. La nonviolenza ci aiuta o ci distoglie?

Scrivono Rocquet e Fougére:

«Forse, il pensiero della violenza dovrebbe cominciare da questa domanda: cosa c’è in noi, in me, che fa ostacolo al pensiero della violenza? Cosa sarebbe questa violenza che ci fa distogliere lo sguardo dalla violenza e zittire in noi il pensiero di questo male? Paradosso: pensare la non-violenza, attardarsi a farne la teoria, a predicare è uno degli ostacoli al pensiero della violenza. Paradosso più crudele: forse il desiderio di utilizzare i mezzi noti della non-violenza lascia il campo libero alla violenza»

 Se la nonviolenza accademica ed istituzionale sfugge al pensiero radicale intorno alla violenza – proprio perché opera all’interno delle “istituzioni democratiche” – è possibile ed utile non impegnare la propria “fatica del pensiero” intorno alla domanda «Cosa è la non-violenza»? Senza il pensiero (e quindi la ricerca e la riflessione) sulla nonviolenza, il pensiero della violenza non resta pura negatività?

  1. Il secondo pensiero fondamentale è il pensiero dell’amore. L’amore precede la lotta contro la violenza.

Scrivono Rocquet e Fougére:

«La nonviolenza porta in sé l’ombra di ciò che nega e non la sua luce propria, l’affermazione di ciò che crea e afferma»

 Senza il pensiero della vita e dell’amore, la nonviolenza resterebbe vittima della negatività che contraddice.

Ma di tutto questo si può fare solo “vissuto”, “pura vita” senza riflessione?

  1. Non dobbiamo costruire una filosofia completa, un edificio filosofico trasparente, la nostra forza è l’esperienza di comunità. Ma non c’è esperienza (ted. Erfahrung) senza pensare. Esperienza non è il semplice vivere (ted. Erlebnis). L’esperienza è la vita resa umana, portata nel linguaggio, pur consapevoli che qualcosa oltre il linguaggio resta irriducibile. D’altra parte testi come ad esempio quello del Consiglio Internazionale sulle case comunitarie sarebbero stati possibili senza una teoria? La teoria spesso è implicita, nascosta, ma dove c’è linguaggio là c’è sempre, col pensiero, una teorizzazione.
  2. Forse anche «l’affermazione dei diritti dell’Uomo, l’azione umanitaria, la democrazia» possono essere ciò che «ci fa distogliere lo sguardo dalla violenza e zittire in noi il pensiero di questo male».

Dobbiamo interrogarci su come l’azione umanitaria garantita dagli apparati degli stati (monopolio della violenza legittima), ma specialmente il potere delle democrazie sono inserite dentro un sistema di violenza, ma specialmente dentro una forma nascosta di violenza, che quindi ostacola il pensare che va alla radice. Ecco il difficile compito che abbiamo: ogni volta che agiamo dentro istituzioni umanitarie dobbiamo guardare l’altra faccia della medaglia: «Cosa implicitamente portiamo?» «Quale modello di civiltà, quale forma di vita trasmettono le nostre buone azioni, le nostre buone istituzioni?»

  1. Lo stile dell’Arca, la riflessione sulle sue esperienza comunitarie può condurre a intendere il dire No alla violenza e dire Si alla vita. Ma sono due dire, ambedue necessari: «No» e «Si». Non c’è non-violenza (negazione) senza amore della vita, non c’è amore della vita (affermazione) senza non-violenza.
  2. Il nostro sforzo è provare a rispondere alla domanda: «Cosa è umano? Cosa è la vita umana? Cosa è l’Umanità?»

Annibale


Regards actuels sur la violence.

Extraits du livre de Claude-Henri Rocquet et Anne Fougère :                                 « Lanza del Vasto, pèlerin, patriarche, poète » – Chapitre 9, page 153 etc…..

Non-violence : on peut estimer que ce terme est regrettable et n’a pas la force de « communisme », par exemple ou « socialisme » ou « démocratie » ou « lutte pour les droits civiques » « lutte pour les droits de l’homme » ou même «  pacifisme ».

Il porte l’ombre de ce qu’il nie et non sa propre lumière, l’affirmation de ce qu’il invente et affirme.

Désigner une vertu active, positive par un terme négatif est malencontreux. Il faut ensuite toujours expliquer que la non-violence n’est pas une passivité, une résignation, une acceptation. Que la non-violence est de dire non à la violence. On a beau répéter cela, l’ombre est là et le malentendu.

Lanza, sans doute, ne pouvait que l’adopter pour sa propre doctrine. Il semble qu’il le fit avec piété puisqu’il dit en parlant de Gandhi :

« Et c’est bien en souvenir de son épopée que le mot « non-violence » est entré dans nos langues, traduction du sanscrit Ahimsa. Mais Gandhi sentit le besoin de lui trouver un autre nom plus fort et plus positif : Satyagraha ou forte adhésion à Sat, force intérieure de Sat. Or Sat signifie Vérité ou Etre.

Donc, très exactement : Force de la Vérité ou…Force de l’Esprit.

P.156 Critique d’un terme :

On peut regretter ce terme pour une autre raison : il induit à penser que la « nonviolence » existe, qu’elle est une doctrine constituée, dogmatique (à quoi la splendide formulation de Lanza contribue), alors qu’il s’agit d’une inlassable recherche de la vérité, d’une perpétuelle suite « d’expériences avec la vérité » pour reprendre le titre que donne Gandhi dans son autobiographie. D’une invention, d’une aventure, des leçons tirées de l’erreur et de l’échec. Et que toute action non-violente conjoint un principe immuable et une circonstance, un ensemble instable, complexe de circonstances particulières.

On risque à parler éloquemment de la non-violence, d’en venir à croire et à faire croire qu’elle est une espèce de personne morale, une Loi toute écrite, une entité .

Paradoxalement, mais naturellement, la non-violence, humble recherche de la vérité risque de se changer en une chose extérieure à qui la recherche, en ombre, en idées et en formules, en idole. En philosophie, en religion, en idéologie. Elle risque de perdre son sel.

Sans doute,s’ il y a un temps où il s’agit de faire connaître la non-violence et de l’étudier pour en parler, il est un temps pour n’en rien dire, la vivre sans qu’elle soit nécessairement reconnaissable et déclarée. ……………………………………………………………………….

Sans doute,en un premier temps et pour lui donner chance de se constituer en Occident, était-il nécessaire de donner de la « non-violence », la beauté d’un édifice intellectuel et moral, l’apparence d’une pensée définitive, achevée, cristalline. L’acuité et le fil d’une parole inouïe.

Quelque chose d’analogue aux « Principes et prétextes du retour à l’évidence ». qui eut été une sorte de manuel ou de catéchisme de la non-violence.

Le temps semble venu d’une pensée moins éclatante, moins solennelle, moins rhétorique, plus humble.

Peut-être même, est-il souhaitable que la « non-violence » dans l’usage du terme qui la désignait, comme dans les formes qui furent les siennes, se dissolve. Le temps d’une non-violence sans bannières, sans étiquette sans label est venu. Peut-être  même, sans figure emblématique, ni culte des ancêtres. Vaisseau qui ne pavoise pas.

Une « non-violence »  disséminée d’autant plus active qu’innommée. N’appelant pas l’attention sur elle-même mais sur son but.

Ne se mettant pas en scène mais oeuvrant (même si la mise en scène de l’action non-violente et l’art de la mise en scène furent souvent une part déterminante de l’action).

Il n’est pas nécessaire que cette action s’entreprenne et se conduise sous la bannière de la « non-violence ».

L’esprit de non-violence et l’esprit démocratique ne se côtoient pas seulement comme deux courants voisins : ils sont un seul et même esprit dans nos sociétés.

Et la démocratie comme la non-violence est un travail et un combat perpétuels………..

Peut-être, la pensée de la violence devrait-elle commencer par cette question : qu’est-ce qui en nous, en moi, fait obstacle à la pensée de la violence ? Quelle serait cette violence qui nous fait détourner le regard de  violence et taire en nous la pensée de ce mal.

Paradoxe : penser la non-violence, s’attarder à en faire la théorie, à la prêcher est un des obstacles  à la pensée de la violence. Paradoxe plus cruel : peut-être le désir d’user des moyens connus de la non-violence laisse-t-il à la violence le champ libre.

Et peut-être finalement, est-il moins urgent de « penser » la violence que de s’y opposer au coup par coup, avec les armes et les moyens de la raison, de la démocratie, de l’intelligence. Par les moyens de la conscience, de son éducation, de son exercice.

Apprendre à résister ! A dire non ; apprendre !

Page 175 « Or, il est bon de s’aviser que la « non-violence » ne se trouve pas forcément dans ce qui en revendique le nom…….. et qu’elle se trouve parfois, en réalité dans ce qui ne la désigne pas : l’affirmation des droits de l’Homme, l’action humanitaire, la démocratie.

En fait, personnellement, je pense pas que la démocratie soit forcément un vecteur de non-violence ; surtout par le suffrage universel . Il peut en sortir le pire comme le meilleur.Par contre, la non-violence aujourd’hui passe forcément par le respect des droits humains.


A PROPOS DE NON-VIOLENCE

Bien-sûr il est essentiel pour nous de combattre l’injustice et ses causes dans ce monde où nous vivons. Mais quel sens aurait ce combat si nous n’évitons pas l’injustice en nous même, dans notre famille, dans notre communauté ?
Il me semble que nous avons des progrès à faire pour vivre dignement la différence. La critique de l’autre et son rejet sont trop souvent les seules réactions qui nous viennent. Même à l’intétrieur de l’Arche.

J’ai beaucoup d’émerveillement pour le rituel de réconciliation que vit la communauté de Saint Antoine avant chaque grande fête. Ce temps où chacun bénit chacun, où tous se rencontrent et s’expliquent deux à deux, où l’unité se travaille et se refait.
Serait-il possible de vivre cela plus largement ?
Car l’unité de toute l’Arche est importante aussi !
Comment aller parler ailleurs de non-violence si nos différents ne sont pas abordés, si nous n’avons pas pris le temps de nous comprendre et de nous pardonner ?

Je rêverais qu’il soit possible à celui qui s’est senti rejeté d’aller vers celui qui le critique, d’être entendu, d’être réparé. Qu’il soit possible à celui qui critique de se rapprocher de la différence qui le gêne pour chercher à la comprendre.
Il nous faudrait apprendre à dire notre vérité sans blesser.
Dire ma vérité sans rejeter l’autre vérité.
Dire ma différence en témoignant de l’intérêt et de l’accueil pour l’autre différent.

J’ai la conviction que le travail de l’Arche commence là. Que de cette capacité d’unité dépens son rayonnement. Pour moi la « visibilité de l’Arche » commence à l’intérieur de chacun, par le travail de conversion qui mène à l’écoute et à l’humilité.
Et là, à ma grande joie, je retrouve l’article de Daphné dans le numéro 1 de l’année 68 des nouvelles de l’Arche. Elle y dit ce qui me semble le plus important : ce lien entre la transformation en moi et l’action au dehors.
« La vérité c’est être un, uni, accordé, et que le dehors exprime le dedans » disait Shantidas.

Pourrons nous vivre vraiment cette unité ? Pourrons-nous accepter les différents chemins spirituels ? Les différentes interprétations et orientations de l’Arche ? Les différentes générations ? Les différents styles ? Les différents choix de vie ?
Oserons-nous aller vers l’autre pour réparer une blessure involontaire ou maladroite ? Aller vers l’autre pour lui expliquer une blessure qu’il a faite et qui saigne encore ? Aller, même un peu loin, pour construire notre unité ? Unité dans la différence et la diversité ?

Alors, peut-être l’Arche pourra-t-elle continuer à semer …

                                                                                       Claire MOUSSALI-MARTINET


Les piliers de l’Arche

La Communauté de l’Arche est fondée sur deux piliers : la Spiritualité et la Non-violence.

La non-violence :

Mais qu’est-ce donc que la non-violence ? Gandhi la définit par opposition au slogan marxiste : « La fin justifie les moyens ». La non-violence, au contraire, c’est « La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la graine». Cela paraît d’une évidence lumineuse. Cependant, comment être sûrs que les moyens employés, même choisis avec beaucoup de rigueur, ne déclencheront pas de violence avant d’arriver au terme de la lutte ? Et si le but poursuivi- « la fin »-n’est pas du tout ce qu’on avait espéré et même s’il est contraire à celui-ci, qu’en déduire ? Que cette phrase n’est pas la bonne clef ou qu’on n’a pas veillé rigoureusement sur la qualité 100% sans violence, des moyens ?

La non-violence de Gandhi :

Voyons donc comment s’est passé la lutte de Gandhi pour se libérer des Anglais ?  Il semblait que les moyens choisis préfiguraient la « fin » attendue qui devait être la cessation du pouvoir colonial anglais sur les Indiens et la vie en bonne entente des populations  Musulmanes et Hindouistes ainsi que d’autres traditions religieuses ou philosophiques sur le territoire de l’Inde.

Si l’administration anglaise rendit son pouvoir au peuple colonisé, les massacres entre les populations Musulmanes et Hindouistes provoquèrent la mort de 1 million d’êtres humains, l’exode de chaque groupe vers l’Inde ou le Pakistan entraînant un déracinement massif et douloureux que certains ont appelé « la vivisection de l’Inde » ; puis la séparation du Pakistan et du Bangladesh consomma les ruptures. Cela aurait pu être pire sans la non-violence dirent certains ! Evidemment mais on n’en sait strictement rien. L’expression non-violence peut faire rêver à un idéal inatteignable  ou au contraire penser qu’une grande naïveté sous-tend cette aspiration, à moins que ce soit l’orgueil de certaines élites de s’en prévaloir.

La non-violence est porteuse d’une aura due certainement à Gandhi et à Martin-Luther King et il semble qu’il y aurait un tabou à la mettre en question, à creuser ce sujet au moyen d’un esprit critique objectif. Pourtant, n’est-ce pas ainsi qu’on peut atteindre une vérité objective si chère à Gandhi ?

Et aujourd’hui ?

Cette belle expression : «la  non-violence » délimite-telle une entité vraiment tangible ? Recouvre-t-elle une réalité suffisamment forte et efficace pour dire radicalement « non ! » aux innombrables formes que prend la violence humaine ? Contient-elle des outils suffisamment variés et pertinents  pour identifier ces violences une à une et les éradiquer sans que coule le sang ? Sans même nuire à autrui ? Peut-on lutter avec force et obtenir des résultats avec les seules méthodes répertoriées qui se disent « non-violentes » ? La désobéissance civile et le boycott sont-ils encore les méthodes principales de notre temps pour abattre telle ou telle violence précise ? Où sont-elles souvent contre-productives ? Peut-on se fier seulement à la petite voix de la conscience pour nous dire quand il faut entrer en lutte ? Car selon les individus, cette petite voix peut suggérer des choses bien différentes, voire opposées.

La non-violence n’est-elle pas la base des Droits Humains ?

Avec de nombreux autres militants, discrets au sujet de leur « non-violence » qu’ils pratiquent sans l’exhiber, je pense que ce qui peut renforcer la « non-violence » telle qu’elle est rêvée et telle qu’elle a été pratiquée, ce qui peut la rendre beaucoup plus opérationnelle, ce sont des lois justes. Justes, mais qu’est-ce que ça veut dire ? Fondée sur les Droits Humains. Il faut savoir qu’après la 2e guerre mondiale, une poignée d’utopiste (dont René Cassin le Français  et Eléonor Roosevelt l’Américaine) rédigea un texte de 30 articles. Comme un mur antiviolences ? La Déclaration Universelle des droits de l’Homme fut proclamée par L’ONU, au Trocadéro à Paris le 10 décembre 1948. Mais tout ne faisait que commencer. Il fallut accoucher de nombreux textes de plus en plus précis en commençant par le Pacte des droits civils et politiques et le Pacte des droits économiques, sociaux et culturels ; puis créer des lois détaillées applicables à d’innombrables situations qui empêchent des êtres humains de vivre, tout simplement. Des traités, des pactes, des lois de toutes espèces doivent aboutir à des normes incontournables ; car c’est bien connu « dans le flou ya un loup ». Mais l’essentiel est que ces lois, ces traités soient contraignants. Cela entraîne forcément une juridiction mondiale intègre, des procès équitables, des sanctions adaptées pour ceux qui transgressent car l’ennemi juré de la non-violence c’est l’impunité. Un chantier qui n’est jamais fini et auquel chacun est invité à œuvrer.

Le travail des Défenseurs des Droits Humains :

Aujourd’hui, au temps de la mondialisation prédatrice, les multinationales sont maîtresses du monde. Qu’elles vendent des armes, du coca-cola ou de jolies robes, elles ont leur droit propre qui exploite honteusement leurs ouvriers. Des milliers de militants pour les droits universels, partout dans le monde, s’attaquent à mains nues à ces himalayas d’iniquités et d’injustices. Ils trouvent leurs méthodes adaptées à chaque chantier de lutte.

Seul leur nombre et la solidarité entre eux pour des luttes indispensables et inévitables parviennent de temps à autres à faire reculer le pouvoir des “trop- puissants”. Mais le soutien de tous ceux qui le peuvent partout dans le monde est capital (vous, moi, nous tous par lettres, pétitions, marches…)

Ces militants à mains nues, le 10 décembre 1998 ont été « adoubés » par l’ONU « Défenseurs des droits humains » ; ils agissent toujours sans violence mais ne le proclament pas, par modestie probablement ; simplement, ils se mettent au service de tel ou tel droit précis, de telle ou telle personne ou groupe en danger ; et agissent, agissent, encore et encore, au risque d’y perdre leur liberté, leur travail, leur intégrité physique et même leur vie. Voici les modernes militants non-violents sans bannières qu’évoque l’écrivain, ami de Shantidas, Claude Henri Rocquet (voir texte sur le site). Si ce titre de « défenseurs » leur a été donné, c’est pour rappeler aux Etats qu’ils doivent impérativement les protéger. Ce n’est pas pour leur donner une médaille ! Et nous tous, gens ordinaires, devons participer à cette protection sans armes. La mission des Brigades de paix internationales est un exemple extraordinaire de non-violence. Et certains membres de l’Arche en ont fait partie, je pense à Fernando Gonzales de la Flayssière. De même que les militants de l’EAPPI dont Michel Lefeuvre et plus récemment Michel Nodet sont allés sur place en Palestine, protéger par leur simple présence les populations locales.

Et si on les félicitait sur leurs engagements, ils répondraient comme les « Justes parmi les Nations » : « Ben, fallait bien quoi ! »

 L’Arche est une merveilleuse aventure, riche sur tant de plans ! Mais sa spécificité est-elle vraiment la « non-violence », c’est à dire « un non radical à toute violence » et les moyens pour le faire ? Aujourd’hui, je la trouve  peu engagée en général, malgré certains engagements personnels.

Peut-être  aurait-elle un avenir plus concret, plus visible si elle acceptait de se renforcer par les acquis de la culture des « droits de l’Homme » tout en participant à l’enrichir. Alors, on pourrait s’appuyer sur un 3e pilier : « les droits de l’Homme ».

                              Gilberte Catalifaud, amie de l’Arche, ancienne Alliée, groupe du S.O

NOTRE EPOQUE INTERROGE L’ARCHE

Notre temps

Comment définir notre temps?

C’est une structure stratifiée, dans laquelle plusieurs cycles de l’histoire coexistent.  Nous vivons simultanément des vicissitudes qui ne sont pas simultanées: synchronisme de l’asynchronique.  La crise que nous vivons est une faille dans laquelle – dans une conjoncture dont on ne peut pas prévoir le temps – les différentes cassures, qui se sont produites dans chacun de ces cycles, se superposent en déterminant une seule fracture.   Celle-ci nous interroge et nous oblige à intervenir avant que, en se refermant, chacun des cycles reprenne son propre synchronisme et se rende moins compréhensible.

Premier cycle

D’abord on pourrait définir notre temps comme le temps de la guerre.  C’est la caractéristique la plus importante, et ce qui, immédiatement, se présente à nos yeux, même si nous tournons notre regard dans une autre direction.  Un seul paradigme comprend la guerre entre les états, les terrorismes, la construction de murs concrets, celle de murs symboliques, la réduction en esclavage.

Il est vrai que des guerres locales n’ont jamais cessé d’exister, mais après les massacres des deux guerres mondiales, dans les discours publiques l’idée que la guerre n’était pas une manière légitime de résoudre les litiges internationaux était désormais acquise.  Dans le temps présent, au contraire, la guerre est à nouveau légitime.  C’est un énorme changement qui s’est mis en place petit à petit.  Sa loi consiste dans la légitimité systémique de tuer:  je peux tuer n’importe qui car je nie son statut d’être humain, je peux le tuer car je l’ai réduit à l’état de chose, lui, un être humain vivant.  J’insiste : si je peux légitimement le tuer, il est déjà, même si vivant, uniquement une chose, une âme qui habite une chose, condition paradoxale (Simone Weil).  Le destin de mort auquel les politiques actives obligent les migrants dans le monde entier, et pas seulement dans la Méditerranée, est le signe le plus éloquent de ce paradigme, le cri qui nous interpelle le plus.

Au paradigme de la guerre correspond le principe identitaire: je considère comme humains uniquement les membrés de la communauté à laquelle j’appartiens, fondée sur l’identité nationale, ethnique, sociale.  Le fait que ce principe s’impose de nouveau, en donnant à nouveau légitimité à la guerre, semble être la réponse à la crise sociale produite par la vague neolibéraliste qui a pris la place du cycle fordiste-keynésien.  Voilà le premier des cycles historiques qui coexistent dans le temps présent que nous vivons.  Son extension est celle des dernières dixaines d’années, mais il hypothèque énormément notre avenir.  Il a la puissance de l’immédiat qui saisi le corps.

Deuxième cycle

La vague noire, raciste et néonaziste, qui est présente en Europe et dans les Etats Unis, semble avoir un caractère réactif : tâcher, par des constructions imaginaires, de refonder une forte identité, un sens collectif  du moi, un principe d’autorité qui donne stabilité à l’univers social dans lequel toutes nos vies se déploient.  Le sens profond d’anomie, de manque de sécurité et de stabilité, ne sont pas toutefois uniquement le fruit de la dernière conjuncture économique et sociale, ils sont aussi le produit structurel d’une tendance qui agit depuis des siècles dans la couche profonde de nos sociétés et qui s’impose de manière oscillante mais déterminée, en devenant évidente dans les époques de crise économique et sociale qui la caractérisent.

Cette tendance est propre de la dynamique du capital.  La deuxième couche du temps présent est donc le temps du capital, un cycle historique qui comprend les derniers trois cents ans, période dans laquelle l’époque de la démocratie (libérale) semblait avoir réalisé l’idéal.  Le capitalisme n’est pas oppression sociale, elle est cette formation sociale dans laquelle c’est l’argent qui domine, c’est à dire que la monnaie en tant que capital est dans une position dominante.  L’argent, en ce sens, est une forme de relation sociale (entre les êtres qui sont sous sa domination) dotée de vie propre, c’est à dire d’une intime tendance à l’expansion (argent qui produit davantage d’argent) et caractérisée par le fait d’être seulement une relation quantitative, et pas qualitative (en échangeant un kg de pommes avec un panier en utilisant la quantité identique en argent de leur prix, on crée non pas une relation entre deux choses mais une relation – sociale – entre êtres humains, et on structure cette relation comme relation uniquement quantitative, indifférente du point de vue qualitatif, “vide”, superficielle, sans profondité).

Le capital est une relation sociale dotée d’une extraordinaire puissance expansive (autrement elle s’écroule), qui progressivement pénètre dans tous les domaines de la vie:  de la production d’objets concrets jusqu’à la production de l’imaginaire social (télévision commerciale), à la production de structures de relations interpersonnelles (social network: facebook, twitter, instagram, whatsupp), jusqu’à pénétrer dans la reproduction biologique de la vie (ogm et biotechnologies), et de la vie humaine.   Ce long procès a comme résultat :

– la progressive dissolution de toute fixité sociale transmise

– dissolution de toute autorité

– individualisme de plus en plus présent et dissolution de toute relation sociale concrète

– relations sans stabilité et durabilité

– relations sans profondité

Au niveau de ce cycle historique, la reproposition idéologique de l’autorité et du pouvoir de l’Etat souverain, combinée avec la diffusion d’idéologies racistes, nationalistes et néofascistes, apparait être come le tentatif (périodiquement reproposé)  de s’opposer à la tendance de longue durée des sociétés capitalistes, en reconstruant (illusion ?) un sens d’identité durable, de sécurité personnelle, de stabilité de la structure sociale.

La guerre est la pratique sociale qui, paradoxalement, répond le mieux à la réalisation de ce but, puisqu’elle met ensemble “vertueusement”  l’effort pour affirmer une identité et la lutte de pouvoir entre les différents secteurs  (aussi bien verticalement que horizontalement) des sociétés capitalistes, naturellement anarchiques.  Le paradigme de la guerre est donc, aujourd’hui, le point d’intersection entre le cycle immédiat de la conjucture historique actuelle et le long cycle du temps du capital.

Troisième cycle

Le temps de la guerre, au fait, se superpose au très long temps de l’histoire humaine qui a vu à ses débuts l’imposition du patriarcat et des formes de communauté humaine fondées sur le binome ami/ennemi qui batissent des murs et arment des armées (symboliquement pour voir ce passage on pourrait mettre face à face l’ancienne Cnossos sans murailles et la forteresse de Micène).  Dans les années trente du siècle dernier Simone Weil, tandis que l’Europe avançait vers la période la plus noire de son histoire, s’adresse à l’Iliade d’Homère pour comprendre le temps qu’elle est entrain de vivre et  qu’elle interprète comme pure expression du long cycle historique des sociétés fondées sur l’oppression:  la force comme puissance de la “bête sociale”. (c’est significatif que Simone Weil considère que l’une des pricipales erreurs de Marx ait été celui d’ignorer le rôle de la guerre dans l’histoire humaine, en ne prenant en consideration que la lutte sociale, signe ultérieur de sa subalternité aux idées du XIX° siècle).

Parallèlement dans ces mêmes années Lanza del Vasto part pour l’Inde où il deviant disciple de Gandhi,  et dans cet “au de là de l’occident” il voit dans la nonviolence l’horizon spirituel pour sortir de cette histoire de l’humanité dont la nuit de l’Europe est extrème manifestation.

La troisième couche du temps que nous vivons est donc celui du très long cycle qui consiste en cinq mille ans d’histoire de l’humanité, le temps du patriarcat et des états.  Le caractère fondatif de la guerre dans cet univers social fait sì que le paradigme de la guerre soit un point d’intersection du temps présent aussi avec ce très long cycle de l’histoire humaine.

Observer et réfléchir sur ce long cycle, marqué par l’imposition du patriarcat et de formes de communité fondées sur le binome ami/ennemi, et sur la négation du caractère humain (pas “simplement animal”) de la génération de la vie humaine, ainsi que du soin qu’il faut donner à celle ci, signifie se mesurer avec la puissance sociale de la force – particulièrement quand celle-ci s’organise à partir du caractère concentré et monopoliste de la violence.

Arche

Les longues années de vie communautaire et la réflexion sur cette experience ont porté l’Arche à chercher une voie pour faire face au dilemme entre les deux alternatives non médiables : vider de sens la vie (superficiellisation) versus construction d’une identité à travers le binome ami/ennemi.  Cette voie consiste dans l’approfondissement de la dimension relationnelle du lien communautaire fondé sur la différence et non pas sur l’identification, dimension qui se développe sur troix axes: la relation avec l’Autre qui habite au dedans, dans le centre de chacun de nous, de la relation avec la soeur ou le frère qui vivent à côté de moi, de la relation avec la Terre de la quelle je me prends soin par mon travail.

La nonviolence, en cette évolution, est développée comme dimension positive (non pas oppositive) de construction de styles de vie qui refusent le pouvoir violent et oppressif des systèmes sociaux, pouvoir qui, par son caractère systémique, écrase l’individu et le rend impuissant.   Il s’agit donc avant tout de se soustraire aux règles du jeu du système social, non pas de le combattre.  La valeur de cette direction de vie est immédiatement évidente quand la violence de système prend les formes du pouvoir démocratique, particulièrement dans sa forme perverse (voir en Italie le gouvernement Berlusconi), et le monde social prend la forme de la pleine liberté individuelle du consumérisme (liberté de choisir entre les infinies options de jouissances offertes par le marché).  Dans ces formations sociales le pouvoir (conformé à l’argent-capital) se présente comme un mur de gomme qui progressivement absorbe tout tentatif d’opposition.  Il n’y a donc aucune autre manière de s’y soustraire que de poursuivre dans son propre choix de vie avec cohérence, en recherchant métodiquement de se limiter à l’essentiel.

Toutefois, si ce que j’ai exposé au début correspond effectivement à l’esprit de notre temps, je pense que nous sommes entrés dans une autre phase.   Nous vivons des temps dramatiques qui nous interrogent et nous ne devons pas tourner la tête de l’autre côte.  L’image de la souffrance des migrants et des victimes civiles des guerres sont sous nos yeux.

Le premier pas est celui de sortir de nos maisons, de nos communautés, être presents à côté de ceux qui subissent de la violence, et aussi de marcher à côté de tous ceux qui, nombreux, sont animés par une soif de justice irréductible.

Etre presents à notre présent, temps de la déshumanisation du monde, là où l’exercice de la force réduit des êtres humains à de simples choses, là où non seulement ceux qui sont soumis à la force oppressive perdent leur humanité, mais aussi ceux qui agissent de force (Simone Weil);  temps où la violence se montre en toute sa brutale  évidence  comme le mode de fonctionnement de la machine sociale, claquée sur le visage de tout le monde sans que l’on puisse dire “je n’avais pas vu”.

Non, se soustraire ne suffit plus, bien que ça reste une dimension fondamentale pour vivre librement.  Face à l’affirmation du mal il ne suffit plus de fuir sa séduction, il faut agir.

Tout temps demande un équilibre différent des principes qui déterminent la manière de vivre selon la justice et la verité:  aujourd’hui il est temps que le OUI revienne à soutenir et donner vie au NON des prophètes, et que la force intérieure se transforme en puissance d’interdiction.

Le dur noeud de la force est encore une fois la question à la quelle nous ne pouvons pas échaper.

Annibale C. Raineri

Palermo 25 août 2018


A partire da Simone Weil.

Il nostro tempo interroga l’Arca

Tempo

Che cosa è il nostro tempo?

Il nostro tempo è una struttura stratificata, in cui coesistono più cicli storici. Noi viviamo simultaneamente vicende non-simultanee: sincronia dell’asincronico. La crisi che viviamo è una faglia in cui – in una congiuntura il cui tempo non possiamo determinare – le diverse rotture, aperte in ciascuno di questi cicli, si sovrappongono  determinando un’unica frattura.

Essa ci interroga e ci costringe a pensarla prima che, richiudendosi, ognuno dei diversi cicli riprenda la sua differente sincronia e si renda meno comprensibile.

Primo ciclo

In primo luogo possiamo definire il nostro tempo come il tempo della guerra. È questa la caratteristica più importante, ed insieme ciò che immediatamente si presenta innanzi a noi, si offre alla nostra vista sebbene volgiamo lo sguardo da un’altra parte. Un unico paradigma unifica guerre fra stati, terrorismi, costruzioni di muri fisici, costruzione di muri simbolici, riduzione in schiavitù.

Non dobbiamo lasciarci ingannare dal fatto che guerre locali non siano mai cessate: dopo i due massacri delle guerre mondiali si era istituito, nel discorso pubblico, il pensiero che la guerra non fosse un modo legittimo di risolvere le controversie internazionali. Al contrario nel tempo presente la guerra è nuovamente legittima. È un cambiamento enorme. La sua legge consiste nella legittimità dell’uccidere sistemico: posso uccidere l’altro perché gli nego lo statuto di essere umano, posso ucciderlo perché l’ho già ridotto a mera cosa, lui, essere umano vivente. Insisto: se posso legittimamente ucciderlo, esso è già, pur vivendo, mera cosa, un’anima che alberga in una cosa, condizione paradossale (Simone Weil). Il destino di morte cui sono costretti da politiche attive i migranti in ogni parte del mondo, e non solo nel Mediterraneo, è il segno più eloquente di questo paradigma, il grido che più ci interpella.

Al paradigma della guerra corrisponde il principio identitario: umani sono solo i membri della comunità cui io appartengo, fondata sulla identità nazionale, etnica, sociale. Il riaffermarsi di questo principio, che legittima il ritorno della guerra, sembra la risposta alla crisi sociale prodotta dall’ondata neoliberista che ha soppiantato il ciclo fordista-keynesiano.

È questo il primo dei cicli storici che coesistono nel presente del tempo che viviamo. Il suo orizzonte temporale abbraccia l’arco degli ultimi anni, ma ipoteca fortemente il nostro futuro. Esso ha la potenza dell’immediatezza che afferra i corpi.

Secondo ciclo

L’onda nera, razzista e neonazista, che attraversa l’Europa e gli Stati Uniti, sembra avere un carattere reattivo: cercare, con costruzioni immaginarie, di rifondare una forte identità, un senso collettivo di sé, un principio di autorità che dia stabilità all’universo sociale dentro cui si svolgono le nostre vite. Il senso profondo di anomia, di mancanza di sicurezza e stabilità, non sono però solo l’effetto dell’ultima congiuntura economico-sociale, essi sono il prodotto strutturale di una tendenza secolare che agisce nel profondo delle nostre società e che si impone con una andamento oscillante ma determinato, che diviene evidente nelle periodiche crisi economico-sociali che lo caratterizzano.

Questa tendenza è propria della dinamica del capitale. Il secondo strato del tempo presente è quindi il tempo del capitale, un ciclo storico che abbraccia gli ultimi trecento anni, in cui l’epoca della democrazia (liberale) sembrava aver realizzato l’ideale. Capitalismo non è oppressione sociale, è quella formazione sociale in cui domina il denaro, in cui cioè il denaro in quanto capitale è in posizione dominante. Denaro è, in questo senso, una forma di relazione sociale (fra gli essere umani che sono sottoposti al suo dominio) dotata di vita propria, cioè di una intrinseca tendenza espansiva (denaro che produce più denaro) e caratterizzata dall’essere mera relazione quantitativa, qualitativamente indifferente (nello scambiare un kg di mele con una cerniera attraverso la identica misura in denaro del loro prezzo, si istituisce non una relazione fra due cose ma una relazione – sociale – fra esseri umani, e si struttura questa relazione come relazione meramente quantitativa, qualitativamente indifferente, “piatta”, superficiale, senza profondità).

Il capitale è una relazione sociale dotata di una straordinaria potenza espansiva (se non si espande, crolla), che progressivamente penetra in tutti gli ambiti della vita: dalla produzione di oggetti concreti alla produzione dell’immaginario sociale (televisioni commerciali), alla produzione di strutture di relazioni interpersonali (social network: facebook, twitter, instagram, whatsapp), fino alla penetrazione nella riproduzione biologica della vita (ogm e biotecnologie), e della vita umana.

Questo lungo processo ha come effetto:

– progressiva dissoluzione di ogni fissità sociale tramandata

– dissoluzione di ogni autorità

– individualismo sempre più accentuato e dissoluzione di ogni legame sociale concreto

– relazioni prive di stabilità e durata

– relazioni prive di profondità

A livello di questo ciclo storico, la riproposizione ideologica dell’autorità e del potere dello stato sovrano, combinato con il diffondersi di ideologie razziste, nazionaliste e neofasciste, appare come il tentativo (periodicamente riproposto) di contrastare la tendenza di lunga durata delle società capitalistiche, ricostruendo (illusoriamente?) senso di identità duraturo, certezza di sé, stabilità della struttura sociale.

La guerra è la pratica sociale che, paradossalmente, più si presta a realizzare questo compito, in quanto combina “virtuosamente” “rinforzo identitario” e lotta di potenza fra le diverse componenti sociali (sia verticalmente che orizzontalmente) delle concrete società capitalistiche, per loro natura anarchiche. Il paradigma della guerra è quindi, oggi, punto di intersezione fra il ciclo immediato della congiuntura storica attuale ed il ciclo lungo del tempo del capitale.

Terzo ciclo

Il tempo della guerra, infine, si sovrappone al lunghissimo tempo della storia umana inaugurato dall’imporsi del patriarcato e da forme di comunità umane fondate sulla coppia amico/nemico, che erigono muri ed armano eserciti (a segnare simbolicamente questo passaggio è il confronto fra l’antica Cnosso priva di mura e la rocca di Micene). Non è un caso che negli anni trenta del secolo scorso Simone Weil, mentre l’Europa si avvia verso l’epoca più nera della sua storia, si rivolge all’Iliade omerica per intendere il tempo che sta vivendo, che interpreta come espressione pura del lungo ciclo storico delle società fondate sull’oppressione: la forza come potenza della “bestia sociale”. (Significativamente Simone Weil indica fra i principali errori di Marx l’aver ignorato il ruolo della guerra nella storia umana, al pari della lotta sociale, indice ulteriore della sua subalternità alle idee del XIX secolo).

Identicamente Lanza del Vasto in quegli anni parte per l’India dove diviene discepolo di Gandhi, e in quel “oltre l’occidente” individua nella nonviolenza l’orizzonte spirituale per uscire da quella storia dell’uomo di cui la notte dell’Europa è manifestazione estrema.

Il terzo strato del tempo che stiamo vivendo è quindi quello del lunghissimo ciclo che abbraccia cinquemila anni della storia umana, il tempo del patriarcato e degli stati. Il carattere fondante che la guerra ha in questo universo sociale fa sì che il paradigma della guerra sia punto di intersezione del tempo attuale anche con questo lunghissimo ciclo della storia umana.

Confrontarsi con questo lunghissimo ciclo, segnato dall’imposizione del patriarcato e di forme di comunità fondate sulla coppia amico/nemico, e sulla negazione del carattere umano (non “meramente animale”) della generazione della vita umana e della cura di e per essa, significa fare i conti con la potenza sociale della forza – in particolare quando essa si organizza a partire dal carattere concentrato e monopolistico della violenza.

Arca

Lo sviluppo e la riflessione sull’esperienza comunitaria ha portato l’Arca a immaginare una via per affrontare il dilemma fra le due alternative non mediabili: svuotamento di senso-superficializzazione della vita versus costruzione identitaria attraverso la coppia amico/nemico. Questa via consiste nell’approfondimento della dimensione relazionale del legame comunitario fondato sulla differenza e non sull’identificazione, dimensione che si sviluppa lungo i tre assi della relazione con l’Altro che abita il centro interiore di ciascuno, della relazione con la sorella ed il fratello che vivono accanto a me, della relazione con la Terra di cui mi prendo cura attraverso il lavoro.

La nonviolenza, in questa evoluzione, viene sviluppata come dimensione positiva (non oppositiva) di costruzione di stili di vita che si sottraggono al potere violento e oppressivo dei sistemi sociali, potere che, proprio in forza del suo carattere sistemico, sovrasta il singolo gettandolo nell’impotenza. Si tratta cioè, anzitutto, di sottrarsi alle regole del gioco del sistema sociale, non di contrapporsi ad esso in una battaglia frontale. Il valore di questa direzione della vita è immediatamente evidente quando la violenza sistemica assume le forme del potere democratico, in particolar modo nella sua forma perversa (in Italia esemplificato dal governo Berlusconi), e il mondo sociale assume la forma della piena libertà individuale del consumismo (libertà di scegliere fra le infinite opzioni di godimento offerte dal mercato). In queste formazioni sociali il potere (conformato al denaro-capitale) si presenta come un muro di gomma che progressivamente assorbe ogni tentativo oppositivo. Di fronte ad esso non vi è altra strada che perseguire il proprio indirizzo di vita con coerenza, mirando con forza metodica all’essenziale.

Tuttavia, come penso ormai da qualche anno, siamo entrati in un’altra fase, se ciò che ho esposto all’inizio corrisponde effettivamente allo spirito del tempo. Viviamo tempi drammatici dai quali dobbiamo lasciarci interrogare, senza voltare lo sguardo altrove. L’immagine dei trattamenti subiti dai migranti e delle vittime civili delle guerre sono innanzi ai nostri occhi.

Il primo passo è uscire dalle nostre case, dalle nostre comunità, essere presenti accanto a chi subisce violenza, ed insieme camminare accanto ai tanti in movimento animati da un’irriducibile sete di giustizia.

Essere presenti al nostro presente, tempo della disumanizzazione del mondo, là dove l’esercizio della forza riduce, per propria natura, esseri umani a mere cose, là dove non soltanto chi è sottoposto alla forza oppressiva perde la propria umanità, ma anche chi quella forza agisce (Simone Weil); tempo in cui la violenza torna in tutta la sua evidenza brutale a mostrarsi come il modo di funzionamento della macchina sociale, sbattuta in faccia ad ognuno senza che si possa più dire “non avevo visto”.

No, la sottrazione non basta più, sebbene continui ad essere dimensione fondamentale del vivere libero.

Di fronte alla affermatività del male non basta sottrarsi alla sua seduzione, occorre fronteggiarlo.

Ogni tempo richiede un diverso bilanciamento dei principi che guidano il vivere secondo giustizia e verità: oggi è tempo che il Sì torni a sostenere e far vivere il No dei profeti, e che la forza interiore si trasformi in potenza di interdizione.

Il duro nodo della forza è nuovamente la questione alla quale non possiamo sottrarci.

Annibale C. Raineri

Palermo 25 agosto 2018


Caro Tito,

come ci siamo detti nell’incontro scorso vorrei segnalare alcune esigenze che sento, relativamente ai temi di approfondimento, che mi sembrano non molto esplicitati all’interno delle tematiche che i tre gruppi di lavoro, di cui ci hai parlato, affronteranno durante il capitolo.

Mi piacerebbe che nella preparazione e durante il capitolo si desse uno spazio alla riflessione sull’impegno.

La formula molto essenziale non rende, secondo me, a sufficienza. Capisco che è stata frutto di compromessi che per far contenti tutti penso scontenti tutti.

Quel che penso e sento necessario è che l’impegno personale sia costantemente ancorato ad un impegno comunitario o almeno ad una sua tensione. Non potrei vivere il mio impegno sentendomi una monade, ho la necessità del confronto continuo con gli altri, una comunità o una fraternità che mi accompagni e aiuti nel mantenere il timone verso la direzione del mio stesso impegno e dell’impegno comune. Oltre la formula dell’impegno secondo me è necessario che ognuno possa esplicitare davanti a tutta la comunità il lavoro che intende fare durante tutto l’anno, qualcosa che lo faccia avanzare nelle sue difficoltà nelle sue pigrizie e nelle sue mollezze. Penso possa essere un’aggiunta personale alla formula che meglio ci aiuti nell’avanzamento, con la comunità/fraternità a testimone di questo. E’ in questo atto di presa di coscienza e di impegno che ognuno si mette alla prova, prima di tutto con se stesso e con la comunità tutta. Se io, che mi conosco molto bene, so che mie lacune , ad esempio, sono la lettura e l’approfondimento di testi, cercherò di prendermi l’impegno di leggere ed approfondire un testo o più e portare questo mio lavoro a tutta la comunità per l’avanzamento comune, e così lo stesso per il lavoro manuale, lo yoga, l’alimentazione, la nonviolenza ecct. In questo vedo molto importante la funzione del responsabile che aiuta e sostiene ognuno nel portare avanti il proprio carico di responsabilità nei confronti del proprio impegno perché sia fruttuoso per tutti.

Siamo adulti e se non sappiano essere adulti mantenendo un l’impegno non siamo fatti per l’arca. L’impegno è la libertà che ci siamo dati alla sua adesione. Se abbiamo una meta possono esserci tante strade per raggiungerla, ognuno a suo modo, ma la direzione è comune.

L’altro punto che vorrei si approfondisse e che non vedo disgiunto dall’impegno è il lavoro. Il lavoro che facciamo per vivere ma anche il lavoro che facciamo appunto per mantenere ed avanzare nel nostro impegno. Quello che mi ha aiutato ad affrontare questo concetto sono state le parole del mio maestro di yoga. Smettere di lavorare per servire. Tutto cambia, si capovolge, e comincia ad avere senso.

Il mio impegno quotidiano nel lavoro inteso come servizio non mi fa fatica,” è il sacrificio di ciò che brucia”.

Questo come impegno personale e contestualmente un impegno comunitario perchè il lavoro pesi il meno possibile sugli altri. Questo il nostro impegno per la giustizia sociale e la pace attraverso l’equità e la nonviolenza perché non ci sia lo sfruttamento e la sottrazione delle risorse necessarie a tutta la famiglia umana. Ma anche qui non solo una dichiarazione d’intenti ma un lavoro/servizio che ci prepari in questa direzione attraverso
sperimentazioni concrete, pratiche supportate da nuovi studi e pensieri. Un lavoro di unità, nell’unità che serva all’evoluzione personale, comunitaria e sociale.

“Nelle strade che nessuno ha pestato arrischia i tuoi passi. nei pensieri che nessuno ha pensato arrischia la tua testa.” Questa frase del nostro fondatore potrebbe essere l’antidoto alle paure insensate ed ai tanti timori della nostra società di oggi e potrebbe sintetizzare bene il nostro percorso.

Mi piace che Lanza ritorni ad essere centrale nel nostro cammino, e nel cammino di tutta l’Arca, le sue intuizioni le sento attuali, vitali e necessarie. Non per niente abbiamo appeso ultimamente una sua bella foto nella nostra sala comune. La sua presenza mi conforta e mi piace sentirlo un mio maestro di vita. La nostra società oggi è secondo me una società senza maestri, ma soprattutto senza discepoli. Più che di libertà oggi sento abbiamo bisogno di seguire una disciplina che ci aiuti a trovare la strada verso la nostra liberazione quotidiana.

a presto maria


Documents consultables en version PDF :

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Mise en route du Chapitre Général 2019

Bonjour à tous !

Le Conseil International lance aujourd’hui la mise en route du prochain Chapitre Général, qui aura lieu  du 4 juillet (9h) au 7 juillet (14h)  2019, sur le Domaine de la Borie et de la Fleyssière.

Comme vous le savez, c’est un moment très important pour l’Arche : le Chapitre est un moment privilégié de rencontre entre tous les engagés et postulants, venus de lieux et de pays différents, qui se réunissent pour renforcer leurs liens fraternels et faire des choix pour les 7 années à venir.

La préparation du Chapitre Général fait partie du mandat du Conseil International, mais elle ne peut pas se faire sans l’apport et la participation de chacun, c’est une construction commune. C’est pourquoi nous vous envoyons ces questionnaires et nous vous prions d’y répondre, pour que ce Chapitre réponde aux besoins de nous tous et reflète notre réalité.     


Capítulo General 2019 Puesta en marcha

Buenos días a todos,

El consejo Internacional lanza hoy la puesta en marcha del próximo Capítulo General que tendrá lugar del 4 de Julio (9hs) al 7 de Julio (14hs)2019 en las casas de  La Borie y La Flayssiere.

Como todos ustedes saben, es un momento muy importante para el Arca: el Capítulo General es un momento privilegiado de reencuentro entre todos los comprometidos y postulantes que vienen de países diferentes para reforzar sus lazos fraternales y hacer una elección por los siete años por venir.

La preparación del Capítulo General forma parte del mandato del consejo Internacional pero no sería posible sin el aporte y la participación de cada uno de nosotros, es una construcción común.


Ouverture d’un dialogue concernant la rémunération de la Responsabilité générale de l’Arche

Cher/e membre de l’Arche, engagé/e et ami/e.
Nous te partageons un besoin pour l’Arche, qui n’est pas nouveau certes, mais qui apparait au grand jour aujourd’hui : Une vraie compensation financière pour le/la futur/e responsable général/e de l’Arche.
Chacun/e peut comprendre qu’un tel engagement spirituel de don de soi prend beaucoup de temps et d’énergie. Et qu’à ce niveau de responsabilité, on ne peut demander un engagement bénévole. Sinon, il nous faudrait toujours rechercher une personne retraitée et disponible, ce qui ne serait sans doute pas un signe de dynamisme pour l’Arche !
Que le/la candidat/e soit membre d’une maison communautaire ou non, la réponse à trouver est la même.
Cette question n’est pas dans la culture de l’Arche ; et jusqu’à maintenant nous avons toujours cherché des réponses plus ou moins bonnes, au cas par cas. Mais à chaque fois, c’était la maison communautaire à laquelle appartenait le/la responsable général/e qui devait plus ou moins supporter la charge.
Il est important que chaque engagé/e prenne aujourd’hui conscience qu’une telle charge a un coût. Et que par conséquent chacun/e s’implique financièrement ; en fonction de ses possibilités financières, bien sûr.
Le Conseil International demande une compensation de 800€/mois. 800 €/mois pourrait être la référence pour tout/e futur/e élu/e à cette charge.
Le mandat de Margalida se termine au prochain Chapitre Général, et pour une nouvelle candidature à la responsabilité générale, Margarete Hiller, de la Fleyssière, est la seule qui a accepté la charge. C’est d’ailleurs elle qui a également recueilli le plus de voix dans le sondage.
Margarete fait un apport de 12000 €/an à sa communauté, soit 1000 €/mois. Margarete, qui est responsable du jardin, anime des sessions de yoga dans sa communauté, et intervient régulièrement pour un organisme professionnel qui forme des enseignants aux techniques de yoga à l’école.
Si Margarete est élue, elle devra renoncer à des contrats de travail et activités externes ou communautaires dès l’été 2019. Elle ne pourra accepter la charge de responsable générale sans la contrepartie financière de 800 €/mois.
Nous avons pris conscience que cette question de la compensation financière du/de la responsable générale/e se pose aujourd’hui pour tout/e candidat/e , indépendamment de la candidature de Margarete, et qu’elle se posera également à l’avenir,
Proposition du Conseil International.
Le Conseil International propose une contribution de chacun entre 5 € et 15 €/mois pour les membres des pays européens, sous forme d’un prélèvement ou d’un virement automatique d’une périodicité à choisir (mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle).
(Pour les habitants du continent américain, la contribution éventuelle est laissée à l’appréciation de chacun)
L’accord de chacun pour une compensation de 800 €/mois devra être clairement exprimé d’ici le 20 mars 2019 (date du prochain Conseil International), afin de permettre à Margarete de ne pas reconduire ses contrat. Sans accord, Margarete renoncera à la candidature et à la charge éventuelle.
S’il y a acceptation, les modalités concrètes seront arrêtées au prochain Conseil International de Mars 2019 afin de se mettre en place en juillet 2019.
Pour la francophonie, le Conseil International souhaite qu’un débat puisse rapidement s’engager dans les régions, ou par mails pour les personnes isolées.
Le retour est à faire avant le 20 mars 2019 aux conseillers internationaux
– Karsten Pettersen, pour l’Allemagne, karstern@friedenshof.org
– Tito Cacciola, pour l’Italie, titonella@email.it

On peut aussi contacter
Margalida rgi.arche@gmail.com
Après mars 2019 le processus sera enclenché.
Margarete, hillermargarete@yahoo.fr , est également désireuse et disponible pour dialoguer avec ceux qui le souhaitent.


Apertura de un dialogo sobre la remuneración de la Responsabilidad general del Arca

Estimado miembro de L’Arche, comprometid@ y amig@,

Te compartimos una necesidad del Arca, que no es nueva, pero que sale a la luz hoy: una verdadera compensación financiera para el/la futuro/a Responsable General Internacional (RGI) del Arca.

Todo el mundo puede entender que este compromiso espiritual de entrega propia requiere mucho tiempo y energía. Y a este nivel de responsabilidad, no se puede solicitar un compromiso sin contrapartida economica. De lo contrario, siempre deberíamos buscar una persona jubilada y disponible, lo que probablemente no sería una señal de dinamismo para el Arca.
Ya sea que el candidato sea miembro de una casa comunitaria o no, la respuesta es la misma.
Esta cuestion no está en la cultura del Arca; y hasta ahora siempre hemos buscado respuestas más o menos buenas, caso por caso. Pero cada vez, era la casa de la comunidad a la que pertenecía el responsable general que tenía que soportar la carga.

Es importante que todos los comprometidos/as nos demos cuenta hoy de que tal carga tiene un costo. Y por lo tanto, todos están financieramente involucrados, según sus posibilidades financieras, claro está.
El Consejo Internacional solicita una indemnización de 800 € / mes. 800 € / mes podría ser la referencia para cualquier futuro/a elegido/a para este cargo.
El mandato de Margalida finaliza en el próximo Capítulo general, y para una nueva candidatura a la responsabilidad general, Margarete Hiller, de la Fleyssière, es la única que aceptó presentarse. También es ella quien obtuvo la mayor cantidad de votos en la encuesta.
Margarete hace una contribución de 12000 € / año a su comunidad, 1000 € / mes. Margarete, quien es responsable del huerto, dirige sesiones de yoga en su comunidad y trabaja regularmente para una organización profesional que capacita a maestros en técnicas de yoga en la escuela.
Si se elige a Margarete, tendrá que renunciar a los contratos de trabajo y actividades externas o comunitarias a partir del verano de 2019. No podrá aceptar el puesto de responsable general sin la contribución financiera de 800 € / mes.
Somos conscientes de que esta cuestión de la compensación financiera del responsable general surge hoy para cualquier candidato/a, independientemente de la candidatura de Margarete, y también surgirá en el futuro. ,

Propuesta del Consejo Internacional:

El Consejo Internacional propone una contribución de entre 5€ y 15€ al mes por parte de los miembros de países europeos, en forma de débito directo o transferencia automática de una periodicidad a elegir (mensual, trimestral, semestral o anual).
Para los habitantes del continente americano, la posible contribución se deja a la apreciación de cada país, pero se pide un compromiso firme en la suma establecida.

Os pedimos que deis vuestro acuerdo para esta compensación de 800 € al mes. Este acuerdo debe expresarse claramente a vuestro delegado internacional antes del 20 de marzo de 2019 (fecha del próximo Consejo Internacional), para que Margarete pueda renunciar a su contrato laboral. Sin acuerdo, Margarete renunciará al cargo de RGI.
Si hay aceptación, los términos concretos se decidirán en el próximo Consejo Internacional de marzo de 2019 que se establecerá en julio de 2019.

Tenéis que dar vuestra opinión a vuestro /a delegada internacional para que el/elle pueda transmitirla a Margalida, antes del 20 de marzo.

España: Naty Pego: nattypego@hotmail.com
México: Elda Yvette Guzman: elda_ivette@hotmail.com
Argentina: Ivana Bato: ivanagb@LIVE.COM
Ecuador: Magdalena Valle: magdalenasvalle@gmail.com


Apertura di un dialogo riguardante una compensazione per la Responsabilità Generale dell’Arca

Cari membri dell’Arca, impegnati/e e amici/he,

vi facciamo partecipi di una necessità che l’Arca deve affrontare, che non è certo nuova, ma che oggi emerge con forza : una vera compensazione finanziaria per il/la futuro/a Responsabile generale dell’Arca.
Tutti possono comprendere che l’impegno spirituale di dono di sé richiesto implica il dedicarvi molto tempo e energia; e anche che per questo livello di responsabilità, non è possible immaginare una sorta di volontariato. Altrimenti significherebbe cercare sempre una persona già in pensione e disponibile, cosa che non sarebbe certo un segno di dinamismo per l’Arca !
Che il/la candidato/a sia membro di una casa comunitaria o no, la risposta da trovare rimane la medesima.
La questione che si pone ora non fa parte della cultura dell’Arca; finora abbiamo sempre cercato delle risposte più o meno buone, caso per caso. Ma ogni volta, era di fatto la casa comunitaria alla quale apparteneva il/la responsabile generale che doveva più o meno far fronte al problema.
Consideriamo essenziale che ogni impegnato/a si renda conto oggi che questo incarico ha un costo. E che quindi ognuno/a vi si senta implicato finanziariamente, ovviamente in base alle proprie possibilità finanziarie.
Il Consiglio Internazionale ha proposto, a questo scopo, un compenso di € 800/mese. Questa è la cifra (€ 800/mese ) che potrebbe essere il riferimento per ogni futuro eletto per questo servizio.
Il mandato di Margalida termina con il prossimo Capitolo Generale 2019, e per una nuova candidatura alla responsabilità generale solo Margarete Hiller, de la Flayssière si è resa disponibile. E’ lei del resto la persona che ha anche raccolto il maggior numero di voti nel sondaggio fatto al riguardo.
Margarete porta alla sua casa comunitaria € 12.000/anno, ossia € 1.000/mese. Margarete che è anche responsabile del grande orto, anima delle sessioni di yoga e lavora regolarmente per un ente professionale che forma gli insegnanti alle tecniche di yoga a scuola.
Se Margarete viene eletta, dovrà rinunciare ad alcuni contratti di lavoro e attività sia esterne che comunitarie fin dall’estate 2019. Non potrà accettare l’incarico di responsabile generale senza una contropartita finanziaria minima di € 800/mese.
Abbiamo preso coscienza che questa questione di un compenso finanziario per il/la responsabile generale si pone oggi per ogni candidato/a, indipendentemente dalla candidature di Margarete, e che si porrà sempre anche in futuro.
Proposta del Consiglio Internazionale :
Il Consiglio Internazionale propone quindi che, per far fronte a questa necessità, ognuno sia disponibile ad offrire un contributo che vada dai 5 ai 15 euro/mese, sotto forma di prelievo o bonifico automatico, con periodicità da stabilire (mensile, trimestrale, semestrale, annuale), secondo le proprie possibilità.
Da oggi al 20 marzo 2019 (data del prossimo Consiglio Internazionale) l’accordo per questo compenso di € 800/mese dovrà essere chiaramente espresso da tutti, al fine di permettere a Margarete di non riconfermare i suoi contratti. In mancanza di un generale accordo su questo punto Margarete rinuncerà alla sua candidature ed eventuale incarico.
Se vi è accettazione da parte di tutti, le modalità concrete verranno fissate dal prossimo Consiglio Internazionale di marzo 2019 affinché possano essere messe in funzione a partire dal luglio 2019.
Per quanto riguarda la francofonia, il Consiglio Internazionale auspica che un dibattito sull’argomento possa al più presto iniziare nelle regioni, o per mail per quanto riguarda le persone isolate.
Bisogna che prima del 20 marzo 2019 un ritorno venga fatto ai consiglieri internazionali Katharine Moeckel), Hermien Dekker o Michel de la Forest, per la Francia, e ai rispettivi delegati internazionali per gli altri paesi. Si può ugualmente contattare Margalida (rgi.arche@gmail.com). Dopo il 20 marzo 2019 tutto sarà definitivamente stabilito.
Margarete (hillermargarete@yahoo.fr) è anch’essa desiderosa e disponibile a dialogare con coloro che lo desiderano.


ANNONCE DES THEMES DU CHAPITRE GENERAL

Bonjour à tous !

Suite au travail du conseil international sur les réponses aux sondages sur les désirs pour le chapitre général, que vous aviez reçu en février et dont les réponses devaient être envoyées avant le 10 mars, voici ce  que nous proposons :

Le premier grand point qui ressort c’est le désir de  se rencontrer, faire communauté ensemble. C’est pourquoi, tout au long du Chapitre Général, la convivialité, le faire ensemble, la connaissance mutuelle, l’activité communautaire, la préparation de la fête,  seront au centre de notre rencontre. Développer la joie du vivre ensemble.

Beaucoup d’entre vous se sont interpellés sur le sens de l’engagement dans le concret, comment lui donner corps ? comment équilibrer l’être et le faire ? C’est pourquoi nous avons choisi comme fil conducteur de tout le Chapitre : « Concrétiser mon engagement dans l’Arche »

Ce fil conducteur nous amène à proposer différents projets concrets  à vivre pendant cette rencontre, où les personnes ayant les mêmes intérêts et/ou compétences pourront se rencontrer pour échanger et créer ensemble. Dès maintenant, nous vous invitons à réfléchir sur le projet qui vous attire. Si vous avez d’autres propositions, vous pouvez le faire en vous adressant à votre délégué international. Nous voulons mettre en valeur et développer notre sagesse collective.

Voici la liste de propositions de groupes de travail, dans lesquelles vous pouvez vous inscrire dès maintenant, en vous adressant à la personne référente dans chaque groupe. Vous pouvez aussi vous proposer comme référent dans les groupes où il n’y  en a pas encore :

Donner des outils pour le travail sur soi et la vie intérieure : ce groupe récoltera les textes, les exercices, les méthodes, etc.,  qui peuvent aider les personnes de l’Arche à avancer intérieurement et à reconnecter avec leur appel profond. Nous avons dans l’Arche une grande richesse, avec les interventions, les articles, les travaux des uns et des autres, qui sont actuellement dispersés et méconnus.  Le but de ce groupe est d’arriver à publier un recueil sur le sujet, qui pourra être distribué à l’intérieur et à l’extérieur de notre Communauté.  Ce recueil pourra proposer un cheminement spirituel pour la journée ou pour la semaine, pour les fêtes, etc.

Référent : Karsten Petersen kaba.petersen@t-online.de

 Développer l’esprit communautaire : L’Arche possède une grande expérience de vie communautaire, qu’elle n’a jamais pris la peine de récolter pour la transmettre à d’autres. Notre société actuelle, si malade d’individualisme, a besoin de cette expérience. Ce groupe récoltera expériences, articles, partages sur ce sujet, pour arriver à publier un recueil sur le sujet, qui pourra être distribué à l’intérieur et à l’extérieur de notre Communauté. Ce groupe pourra réfléchir aussi à comment être « incubateurs » de vie communautaire.

Référent : Margalida Reus rgi.arche@gmail.com 

 Revisiter la non-violence pour voir comme elle peut-être une vraie alternative dans la société actuelle : ce groupe est invité à faire un état des lieux et un analyse de la société, pour voir où se situe la place de l’Arche aujourd’hui. Nous invitons dans ce groupe les personnes intéressées par la philosophie, la sociologie, l’analyse des structures, la place de l’humain. Ce groupe pourra nous nous aider à clarifier la question de la place de l’Arche dans le monde actuel.

Référent : Tito Cacciola titonella@email.it

 Recherche écologique : comment avancer ensemble vers un monde plus écologique ? Ce sujet sera traité en sous-groupes plus spécialisés, pour pouvoir ainsi avancer plus concrètement :

1)    Améliorer les techniques de chauffage. Référent : Marius Fink,  mariusfink@gmx.de

2)    Les techniques de jardinage. Référent : Stefan Walther us.walther@t-online.de

3)    Techniques de construction. Référent :

4)     (d’autres groupes pourront se constituer à votre demande)

 Informatique et webmasters : réfléchir à l’utilisation de l’informatique et des outils numériques d’aujourd’hui, en les mettant au service de nos choix de vie.   Référent :

 Développer notre culture communautaire : nous partageons une culture commune qui est riche et belle, à laquelle nous y tenons. Trois sous-groupes sont proposés :

1)    Chant. Référent :

2)    Danse. Référent :

3)    Formation à la vie de l’Arche. Référent :

Des nouveaux sujets qui se posent aujourd’hui à l’Arche :

1)    La place des personnes qui arrivent ou sont arrivées à la retraite : quel lien ? quel soutien ? quelles initiatives ? Référent :

2) Participation de l’Arche à la Jai JagadRéférent: Magali Audion  magalia@mailoo.org;

3)    

 Si vous êtes intéressés à participer dans ces groupes, vous pouvez vous inscrire dès maintenant auprès du référent. S’il n’y en a pas, vous pouvez soit vous proposer pour ce faire, soit vous adresser à  votre délégué international. Les équipes pourraient commencer assez vite à se mettre en lien pour voir comment mener à terme leur projet.


GROUPES DE TRAVAIL POUR LE CHAPITRE GENERAL

Donner des outils pour le travail sur soi et la vie intérieure.
Ce groupe récoltera les textes, les exercices, les méthodes, etc., qui peuvent aider les personnes de l’Arche à avancer intérieurement et à reconnecter avec leur appel profond. Nous avons dans l’Arche une grande richesse, avec les interventions, les articles, les travaux des uns et des autres, qui sont actuellement dispersés et méconnus. Le but de ce groupe est d’arriver à publier un recueil sur le sujet, qui pourra être distribué à l’intérieur et à l’extérieur de notre Communauté. Ce recueil pourra proposer un cheminement spirituel pour la journée ou pour la semaine, pour les fêtes, etc.
Référent : Karsten Petersen karsten@friedenshof.org

Développer l’esprit communautaire.
L’Arche possède une grande expérience de vie communautaire, qu’elle n’a jamais pris la peine de récolter pour la transmettre à d’autres. Notre société actuelle, si malade d’individualisme, a besoin de cette expérience. Ce groupe récoltera expériences, articles, partages sur ce sujet, pour arriver à publier un recueil sur le sujet, qui pourra être distribué à l’intérieur et à l’extérieur de notre Communauté. Ce groupe pourra réfléchir aussi à comment être « incubateurs » de vie communautaire.
Référent : Margalida Reus rgi.arche@gmail.com

Revisiter la NV pour voir comme elle peut être une vraie alternative dans la société actuelle.
Ce groupe est invité à faire un état des lieux et un analyse de la société, pour voir où se situe la place de l’Arche aujourd’hui. Nous invitons dans ce groupe les personnes intéressées par la philosophie, la sociologie, l’analyse des structures, la place de l’humain. Ce groupe pourra nous nous aider à clarifier la question de la place de l’Arche dans le monde actuel.
Référent : Annibale Raineri : annibale.raineri@alice.it

Développer notre culture communautaire.
Nous partageons une culture commune qui est riche et belle, à laquelle nous y tenons. Trois sous-groupes sont proposés :
1) Chant : Référent : Marie Andrée Bremond jeanlucmarieandree@gmail.com
2) Danse : Référent : Brigitte Mesdag brimesdag@gmail.com
3) Formation à la vie de l’Arche : Référent : Chantal Loichemol
loichemolchantal@yahoo.fr
Recherche écologique :
Comment avancer ensemble vers un monde plus écologique ? Ce sujet sera traité en sous-groupes plus spécialisés, pour pouvoir ainsi avancer plus concrètement :
1) Améliorer les techniques de chauffage. Référent : Marius Fink
MariusFink@gmx.de

2) Les techniques de jardinage. Référent : Stefan Walther us.walther@t-online.de

3) Techniques de construction : pas de référent ni personnes inscrites. Si vous êtes intéressés écrire à rgi.arche@gmail.com
Informatique et webmasters :
réfléchir à l’utilisation de l’informatique et des outils numériques d’aujourd’hui, en lien avec nos choix de vie et la culture de notre société actuelle.
Référent : Xavier Mercy xavier.mercy55@free.fr

Jai Jagat.
Cette action, la grande marche vers Genève organisée par Ekta Parishad, a été choisie comme action commune de l’Arche par le conseil international. Elle aura lieu localement ainsi que globalement.
Référent : Magali Audion magalia@mailoo.org

D’autres thèmes ont été proposés pendant le Rassemblement Francophone :

– Chantier/camp de jeunes participatifs (notamment pour « retaper » La Borie). Référente : Magali magalia@mailoo.org P
– Place des enfants et des jeunes . Référente : Thérèse Kant.
– Route de l’Arche. Référent : Alain Joffre. aj.arche@orange.f
– Santé, Hygiène de vie. Référent : Jean Boudon. rossettifrancoise@gmail.com
– Festival de Musique. Référent :Jean-Michel Tremaille.
jean-michel.trimaille@orange.fr
– Humour et non-violence. Référent : Tika. vocal.tika@hotmail.fr

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